Conseil de quartier Gabriel-Péri : à propos des dépenses publiques

CQ G.Peri © YR

Malgré l’affluence, on ne peut pas dire que le conseil de quartier Gabriel-Péri, qui s’est déroulé le 8 octobre sous la présidence de Gilles Roustan, en présence du maire Michèle Picard et de nombreux élus, ait suscité de nombreux échanges. Il faut bien avouer que plusieurs dossiers sont toujours en suspens, sur lesquels la mairie ne peut donner aucune réponse dans la mesure où leur résolution ne dépend pas d’elle. Il en est ainsi de la rue des Minguettes, ou de la rue Degeyter. Vont-elles être déprivatisées et versées dans le domaine public ?
C’est Jean-Maurice Gautin, adjoint au maire et précédent président du conseil, qui prend la parole : « Pour la rue des Minguettes, deux propriétaires n’ont toujours pas fait la démarche de le demander. Peut-être cela pourra-t-il se faire l’an prochain. La rue Degeyter est toujours en stand by. La Communauté urbaine va-t-elle la récupérer ou pas ? Au début, il s’agissait d’une impasse. Maintenant, elle est prise en considération par le Grand Lyon. »
Sans réponse non plus, la question du devenir de l’ancienne polyclinique des Minguettes, en raison d’un problème juridique porté devant la justice. « Rien ne sortira pour l’instant, remarque Yolande Peytavin, la première adjointe, tant que le tribunal n’aura pas délibéré. »
Les riverains se plaignent que des véhicules empruntent la rue des Minguettes en sens interdit ou que les voitures qui passent rue de la Commune-de-Paris provoquent des vibrations. Une visite du quartier leur est proposée avec le président, l’adjoint à la voirie et les services techniques pour « voir ce qui ne va pas ».
Au niveau du quartier des Marronniers, une meilleure signalisation est réclamée. Cela permettrait, par exemple, d’indiquer que la nouvelle rue Germaine-Tillion peut mener au cinéma Gérard-Philipe.
Une dame se présente comme « une rescapée de la rue Gustave-Courbet ». « Je voudrais interroger les représentants de l’Opac du Rhône sur le devenir de mon quartier. » La réponse —ou l’absence de réponse— suit : « L’Office n’a toujours pas statué sur l’évolution de la résidence. Beaucoup de logements sont condamnés. »
Des personnes évoquant la présence de tessons de bouteilles dans la cour de l’école Gabriel-Péri, Michèle Picard demande que les gens qui les remarquent les signalent « pour que l’on fasse le nécessaire ».
La maman d’un enfant handicapé se plaint des trottoirs cabossés : « Les trous sont creusés puis rebouchés et on ne peut pas rouler. C’est pareil pour les commerces. Rien n’est fait pour les fauteuils roulants. »
Adjoint au Grand Projet de Ville, à l’insertion et à la formation (et président, dans un précédent mandat) de ce conseil de quartier, Idir Boumertit répond que « ces questions sont de la compétence du Grand Lyon » et rappelle que la Ville a créé une commission d’accessibilité « pour faire bouger les choses ».
Pierre-Alain Millet, l’adjoint au logement, au développement durable et aux énergies, prend alors la parole, en rappelant que la loi avait d’abord fixé à 2015 l’obligation de rendre accessible tout l’espace public aux personnes à mobilité réduite, avant de rallonger fortement les délais de mise en conformité. « On entend qu’il faut réduire les dépenses publiques. Mais sur le terrain, on voit bien au contraire qu’il faudrait dépenser beaucoup plus. Le rythme est insuffisant. Il faudrait davantage de dépenses publiques pour les modes doux de déplacement, ceux des piétons et des personnes en fauteuil, alors que l’on dépense beaucoup plus pour les voitures que pour le reste. » Et de rappeler qu’il y a une dizaine d’années, « les conseils de quartier de Vénissieux avaient lancé une pétition adressée au Grand Lyon pour obtenir plus d’argent pour la réfection des trottoirs. »

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