Théâtre de Vénissieux : après la révolution et après Leprest

Je hais les gosses blogIgné, du latin igneus, signifie embrasé. Avec « End/igné » (présenté ce 21 février à 20 heures au Théâtre de Vénissieux), le dramaturge et journaliste algérien Mustapha Benfodil évoque plusieurs événements récents en jouant avec les mots : l’immolation de Mohamed Bouazizi, le 17 décembre 2010, point de départ de la révolution tunisienne, et le mouvement des Indignés, né l’année suivante en Espagne et se réclamant du Printemps arabe.

Joué par Azeddine Benamara et mis en scène par Kheireddine Lardjam (Cie El Ajouad), le personnage de la pièce lave les morts dans une morgue et se retrouve confronté au cadavre immolé de son ami. L’intime, l’humour, le cynisme, la dérision et la poésie font ici bon ménage pour un beau spectacle accessible dès 15 ans, à l’issue duquel les spectateurs pourront rencontrer l’équipe artistique.
Le rendez-vous est fixé au théâtre dès 19 heures, l’occasion pour Sébastien Valignat, metteur en scène de la compagnie Cassandre, de lier théâtre, histoire et politique (entrée libre, réservation indispensable).
Une semaine après, le 28 février à 20 heures (séances scolaires les 27 et 28 février à 14h30), « Je hais les gosses » s’adresse… aux gosses, dès 8 ans. La compagnie Entre 2 caisses reprend le répertoire d’Allain Leprest, disparu en 2011. Connu pour des chansons poétiques et engagées qui l’ont fait comparer à Ferrat ou Ferré, pour les textes qu’il composa pour Isabelle Aubret et Juliette Gréco, pour des reprises par les plus grands (les deux albums « Chez Leprest »), on n’imaginait pas vraiment le chanteur du côté de la comptine pour enfants. Rien que le titre (« Je hais les gosses ») laissait planer quelques doutes, pour ne rien dire de l’entrée en matière de ladite chanson : « Dès que l’enfant paraît, j’me casse/J’peux pas sentir les pue-la-pisse/J’leur mords les joues quand j’les embrasse ».
Pour mieux comprendre, rien de tel alors que l’explication de Juliette, qui met en scène le spectacle d’Entre 2 Caisses, telle qu’elle est livrée sur le site du groupe : « Allain Leprest a certes écrit pour les enfants (« Pantin Pantine ») mais l’idée excitante est ici de faire entendre aux petits gniards des chansons qu’il a écrites… pour tout le monde ! »

Tarifs des deux spectacles : de 8 à 18 euros.
Réservations : 04 72 90 86 68.

Pour écouter « Entre 2 caisses », cliquez ici !

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