Mondiaux d'athlétisme paralympiques à Vénissieux : ces indispensables bénévoles

Si précisément 1 236 athlètes disputent ces Mondiaux d’athlétisme handisport sur le stade du Rhône, à Vénissieux, côté coulisses, plus d’un millier de bénévoles arborent le t-shirt frappé du logo de la manifestation. Ceux qu’on voit en première ligne sont les quelque 400 Scouts et Guides de France qui ont planté la tente en face du stade. Toujours disponibles, toujours souriants, ils s’employent à aider qui le demande.

Ainsi, Isabelle et Pierre, venus de la région parisienne, clament que c’est la première fois qu’ils prennent part à un événement aussi coloré, aussi précis en terme d’organisation. “Les Pionniers, les Caravelles et les Compagnons vérifient les sacs des athlètes, guident les sportifs au stade, organisent des animations de sports adaptés, renseignent toute personne en quête d’une info. On peut même faire essayer aux valides du basket fauteuil, de courir à l’aveugle ou de s’essayer sur du golf pour handicapés… Une autre mission nous comble : celle d’aller mettre de l’ambiance vers la ligne d’arrivée, quel que soit le vainqueur. Et là, on se laisse aller, on improvise des Ola !, comme avec le couple de Brésiliens (athlète et guide) qui se sont lâchés après leur succès sur 100 mètres.”
Les bénévoles, on les voit partout… “J’ai fait une demande pour être conducteur bénévole, explique Bernard Masson, président de la commission animation de l’Office municipal du sport de Vénissieux. Fan de sport, il fallait que je sois impliqué d’une manière ou d’une autre pour cet événement mondial. J’ai subi il y a quelques mois une opération à la hanche, j’étais donc limité en terme de mission à accomplir. Être chauffeur, ça pouvait aller. Ma journée démarre tôt le matin, je vais à l’hôtel chercher des sportifs et je les conduis au stade. c’est enrichissant de voir ces sportifs de tous les pays, d’échanger un ou deux mots avec eux, ou tout simplement un sourire.” Ce retraité de Renault Trucks est l’archétype du bénévole dans toute sa splendeur, lui qui aide aussi les étrangers dans leur apprentissage du français au centre social du Moulin-à-Vent. Ou qui donne aussi un sérieux coup de main au club de tennis de table et roller du quartier, qu’il a présidé plus de trente ans ?

Autre bénévole, Nacer Boudoukha, employé au parc de Parilly au service des espaces verts et qui souffre d’un handicap, sa main gauche atrophiée. “Je travaille dans le parc au quotidien depuis quelques années. Mais j’ai voulu être bénévole après mes heures de boulot. Pourquoi ? Je suis à 100 % impliqué dans le monde handisport. Avoir la chance de prendre part, et d’aider de mon mieux à une manifestation mondiale qui se déroule sur mon lieu de travail, c’était inespéré. Ici, je redirige les personnes aux bons endroits, je fais de l’accueil, je renseigne. C’est un événement magique.”
Magique, le mot est lâché avec ces Mondiaux qui sont d’ores et déjà une réussite. Plus de 2 000 personnes viennent chaque jour pour vivre des temps forts. Jeudi, l’Algérien Samir Nouioua a marqué les esprits en remportant sa troisième médaille (4’05”61) sur 1500 m, et son deuxième titre après le 5 000 m. Il y a eu les victoires incontestées de Jason Smyth, de la Brésilienne Terezinha Guilhermina, du Tunisien Walid Ktila, de l’Ukrainienne Mariia Pomazan, de l’Islandais Heige Sveinsson… Un vrai tour du monde d’athlètes. Au tableau des médailles, la Russie est toujours première avec 35 médailles dont 15 en or devant les États-Unis, 2e à un souffle (35/12) et le Brésil (29/11).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *