

L’association Adélaïde-Perrin gère des lieux d’hébergement pour des adultes en situation de handicap mental ou psychique : à Lyon, dans les quartiers d’Ainay et de La Confluence, et à Vénissieux, rue Alfred-Dreyfus, où résident dix-huit personnes. Treize travaillent dans la journée en ESAT (Établissement et service d’aide par le travail) ; les cinq autres s’occupent de la lingerie, sur place. « Nous séparons l’hébergement du travail, précise M. Quetard, chef de service. C’est pourquoi ceux qui ne peuvent pas travailler en ESAT ont une réelle activité en centre d’activité de jour (CAJ) avec des horaires à respecter, tout en en veillant à s’adapter au rythme de la personne ».
La particularité du foyer de la rue Dreyfus est l’accueil des couples : « Ils sont cinq, deux qui vivent en appartement et trois qui ont une grande chambre ». Chacun des résidents a un projet individuel d’accompagnement. Sur place : six éducateurs, une maîtresse de maison et une monitrice d’atelier se partagent le travail 7j/7, 24 h/24. S’ajoutent à l’équipe deux veilleurs de nuit. La maîtresse de maison s’occupe notamment de la cuisine, aidée par les résidents, et les accompagne si besoin dans la gestion de leur ménage. « Son rôle consiste à faire et à faire avec eux», insiste M. Quetard.
Aujourd’hui, il existe encore peu de structures type « maison de retraite » pour accueillir les retraités en situation de handicap. « L’établissement que nous construisons permettra l’accueil de 30 personnes à partir de 55 ans, ayant travaillé en ESAT. Elles seront hébergées dans de grandes chambres individuelles et auront accès à des lieux collectifs. Et les couples seront admis. » Des éducateurs ainsi que des animateurs les accompagneront. Car comme pour les valides, la retraite est un vrai bouleversement. « La vie professionnelle est bien rythmée, cadencée avec des horaires adaptés… et du jour au lendemain, c’est le vide. Cela peut provoquer chez certains des troubles plus importants. C’est pourquoi nous devons les préparer et les accompagner dans ce changement. Nous souhaitons qu’ils vivent ici le plus longtemps possible. Et s’ils se trouvent en état de dépendance, ils peuvent être dirigés vers le centre médicalisé d’Ainay. »
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