Expulsion d’Aoua Sall : le tribunal se prononcera fin mai

Ce mardi matin, ils étaient une trentaine, devant le tribunal administratif de Lyon, pour soutenir Aoua Sall. La jeune Vénissiane est menacée d’expulsion vers son pays natal, le Mali. Or, ce pays, elle l’a quitté en 2003 et n’y a plus aucune attache depuis la mort de ses parents il y a de cela 20 ans ! Avec son compagnon Bakari, titulaire d’une carte de séjour depuis 20 ans, elle a eu deux enfants, Djelika et Siriman, âgés respectivement de cinq et trois ans. Ceux-ci sont nés et ont grandi en France, et l’aînée est scolarisée à l’école Jean-Moulin.
C’est pour leur témoigner leur soutien que les militants se sont retrouvés, à l’appel du Réseau Education sans frontières. Parmi eux, se trouvaient des enseignants, des amis, des voisins (Aoua est très impliquée dans la vie de son quartier) ainsi que des élus de Vénissieux, dont la conseillère générale Marie-Christine Burricand et les adjoints au maire Andrée Loscos et Pierre-Alain Millet.
“L’audience a été assez vite expédiée, raconte Pascale Delorme, militante de RESF. Du coup, nous sommes dans l’inconnu le plus complet. Mais notre avocat est tout de même assez optimiste…” Le tribunal rendra sa décision d’ici 3 à 4 semaines. D’ici là, les militants “restent mobilisés et vigilants”.

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