Violence au LP Marc-Seguin : les enseignants reçus à l’académie mardi

Les enseignants du lycée professionnel Marc-Seguin de Vénissieux ont exercé jeudi après-midi leur droit de retrait après un jet de projectile sur un enseignant. Un neuvième  incident depuis la rentrée scolaire, le 5 septembre.
“Dans la matinée, explique Samuel Delor, un enseignant, alors qu’un professeur s’adressait à un de ses élèves, il a été visé par un contacteur électrique. Par chance, cet objet qui pèse  300 ou 350 grammes ne l’a pas touché. C’était un geste prémédité, puisque le contacteur avait été volé au préalable dans un atelier d’électrotechnique. » Aussitôt réunis en assemblée générale, les collègues de l’enseignant ont cessé les cours et alerté le recteur d’académie. Le secrétaire général du rectorat doit les recevoir mardi, à 18 heures.
Pourtant inscrit dans le Réseau Ambition Réussite (RAR), le lycée professionnel Marc-Seguin a perdu sept postes de vie scolaire à la rentrée, ce qui a réduit considérablement le taux d’encadrement des élèves. C’est pourquoi les enseignants demandent « le rétablissement de ces postes vie scolaire, la limitation à 24 des élèves par classe, le retour des dédoublements des années précédentes avec les moyens humains adéquats, ainsi que la création d’un espace de prévention pour les élèves.”
Olivier Champoussin, le secrétaire départemental CGT Educ’Action qui enseigne à Marc-Seguin, ajoute dans une déclaration : “Les enseignants ont pris de plein fouet les mesures de dérégulation et de libéralisation des services publics. La mise en concurrence des établissements, les techniques de management, les contrats d’objectifs, la multiplication des missions et autres gains de productivité ont provoqué chez beaucoup d’agents un surcroît de dépression et de stress au travail. On a parlé des suicides à France Telecom et à La Poste : les risques psychosociaux s’étendent à tous les services publics, notamment l’Éducation. En témoigne cette enseignante de Béziers qui s’est immolée jeudi en pleine cour de récréation. Les personnels se sentent démunis et désemparés.”

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