Education nationale : une manifestation unitaire importante à Lyon

C’est inédit : entre 3 et 4 000 enseignants du public et du privé ont manifesté de façon unie ce mardi matin dans les rues de Lyon contre les suppressions de postes et la dégradation des conditions d’enseignement. Un mouvement lancé nationalement par la FSU, la FERC-CGT, le SGEN-CFDT, l’UNSA Éducation et la CGT-Éduc’action.
En tête du cortège, une immense banderole donne le ton : « Éducation : des moyens pour une école de qualité ». Les messages repris par les manifestants sont clairs : “C’est dans la rue que ça se passe, on ne va pas se laisser faire”, “Tout le monde a droit à la même éducation dans tous les quartiers, toutes les régions” ou encore “Poursuivons la mobilisation”, « Mes élèves, vos enfants, notre avenir », « Sauvons l’école ».
À Vénissieux, le mouvement de grève a été bien suiv, notamment dans les écoles maternelles et primaires :  plusieurs groupes scolaires sont restés fermés. Ce fut le cas à Gabriel-Péri et à Pasteur. Dans d’autres établissements, les grévistes étaient majoritaires : en maternelle à Léo-Lagrange, en élémentaire à Henri-Wallon, à Paul-Langevin ou encore à Jean-Moulin.
Dans le secondaire, les problèmes d’affectation et de non-remplacement étaient au centre des revendications. Dans le cortège, des profs de la cité scolaire Jacques-Brel insistaient sur les difficultés rencontrées  à la rentrée : “Pendant les trois premières semaines, quatre postes d’enseignants n’ont pas été pourvus en seconde  et en BTS. Il a fallu attendre la fin de la semaine dernière pour que tous les enseignants soient nommés ». À la cité scolaire Sembat-Seguin, les personnels relèvent que les enseignants sont nombreux à être sur plusieurs établissements (EPS, italien, sciences économiques et sociales, lettres-anglais, lettres-histoire, mathématiques-sciences, économie-gestion) et dénoncent les suppressions d’emplois vie scolaire …
Aux côtés des profs,  des parents d’élèves étaient venus soutenir leur mouvement. Un moment indispensable, pour cette maman, infirmière : « J’ai pris une journée  pour garder mes trois enfants et je les ai amenés à la manif. On ne peut pas tout laisser faire. Je conçois qu’avec la cris , la situation est difficile. Mais tout de même,  supprimer des postes d’enseignants est inconcevable. Et ce n’est pas que dans l’Éducation nationale que ça ne fonctionne pas. Moi je travaille à l’hôpital et les conditions de travail sont épuisantes. On manque d’infirmières, on ferme des lits, les patients CMU sont de plus en plus nombreux… On devrait manifester tous ensemble. »

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