En tête du cortège, une immense banderole donne le ton : « Éducation : des moyens pour une école de qualité ». Les messages repris par les manifestants sont clairs : “C’est dans la rue que ça se passe, on ne va pas se laisser faire”, “Tout le monde a droit à la même éducation dans tous les quartiers, toutes les régions” ou encore “Poursuivons la mobilisation”, « Mes élèves, vos enfants, notre avenir », « Sauvons l’école ».
À Vénissieux, le mouvement de grève a été bien suiv, notamment dans les écoles maternelles et primaires : plusieurs groupes scolaires sont restés fermés. Ce fut le cas à Gabriel-Péri et à Pasteur. Dans d’autres établissements, les grévistes étaient majoritaires : en maternelle à Léo-Lagrange, en élémentaire à Henri-Wallon, à Paul-Langevin ou encore à Jean-Moulin.
Dans le secondaire, les problèmes d’affectation et de non-remplacement étaient au centre des revendications. Dans le cortège, des profs de la cité scolaire Jacques-Brel insistaient sur les difficultés rencontrées à la rentrée : “Pendant les trois premières semaines, quatre postes d’enseignants n’ont pas été pourvus en seconde et en BTS. Il a fallu attendre la fin de la semaine dernière pour que tous les enseignants soient nommés ». À la cité scolaire Sembat-Seguin, les personnels relèvent que les enseignants sont nombreux à être sur plusieurs établissements (EPS, italien, sciences économiques et sociales, lettres-anglais, lettres-histoire, mathématiques-sciences, économie-gestion) et dénoncent les suppressions d’emplois vie scolaire …
Aux côtés des profs, des parents d’élèves étaient venus soutenir leur mouvement. Un moment indispensable, pour cette maman, infirmière : « J’ai pris une journée pour garder mes trois enfants et je les ai amenés à la manif. On ne peut pas tout laisser faire. Je conçois qu’avec la cris , la situation est difficile. Mais tout de même, supprimer des postes d’enseignants est inconcevable. Et ce n’est pas que dans l’Éducation nationale que ça ne fonctionne pas. Moi je travaille à l’hôpital et les conditions de travail sont épuisantes. On manque d’infirmières, on ferme des lits, les patients CMU sont de plus en plus nombreux… On devrait manifester tous ensemble. »
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