Manifestation pour Veninov mercredi matin

Vendredi 9 septembre, les anciens salariés de Veninov, les responsables syndicaux CGT et CFDT, et le comité de défense de l’entreprise, auquel participent des militants politiques et associatifs, se sont réunis sur le site de l’usine occupée depuis le 21 juillet. Objectif : développer la mobilisation pour sauver Veninov, l’usine créée à Vénissieux en 1874. Rappelons que sur ce site industriel, les carnets de commande de nappage plastifié étaient pleins il y a encore quelques mois.
“Notre objectif reste le même : faire en sorte que les pouvoirs publics aillent jusqu’au bout sur ce dossier, en permettant le redémarrage de l’activité, déclarait André Gerin. Nous sommes en résistance, nous espérons toujours une issue positive.” Le député de la 14e circonscription du Rhône va plus loin, évoquant une “opération de voyous” : “Pour cela, il faudra faire sauter le verrou du fond de pension, qui a volé ce site.”
Un “verrou” qui pourrait sauter par le biais d’une illégalité mise au jour dans la procédure de mise en gage du terrain. Le tribunal de commerce aurait, dès le mois de novembre 2010, placé une première fois le groupe Alkor-Venilia en redressement judiciaire, sans que les salariés en soient informés. Une irrégularité qui annulerait tous les contrats signés par la suite. Dont celui qui a permis au fond de pension Gordon Brothers de s’offrir pour pas grand-chose le terrain de l’usine.

“La mobilisation s’est amplifiée, se félicite pour sa part Michèle Picard, le maire de Vénissieux. Le comité de soutien a réuni quelque 900 signatures. C’est, à mon sens, une lutte exemplaire et juste, représentative de ce qui se passe dans ce pays depuis trente ans : un Monopoly financier auquel il faut mettre fin. Nous luttons pour la dignité des salariés.”
Pour poursuivre cette mobilisation, une manifestation est organisée ce mercredi 14 septembre, à 10 h 30. Le cortège ira de l’usine à la gare de Vénissieux. Les Veninov et les autres manifestants rejoindront ensuite en métro la place des Cordeliers, pour distribuer des tracts et informer les passants. Car l’après-midi, les délégués syndicaux sont reçus à la préfecture, pour une nouvelle table ronde qu’ils espèrent décisive.

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