

La métropole de Lyon a déjà enduré trois épisodes de canicule depuis le début de l’été. Autant dire que la vigilance est de mise concernant la ressource en eau. Le département du Rhône est actuellement placé en premier niveau de vigilance sécheresse par la préfecture. Si la situation venait à se dégrader, des mesures de restriction plus contraignantes pourraient être mises en place.
Chaque été – c’est logique – la consommation des habitants de la métropole progresse sensiblement. En moyenne, les usines d’Eau du Grand Lyon enregistrent une hausse de 8 % de leur production au début de la saison estivale. Mais lors de la dernière canicule, au mois de juin, cette augmentation a atteint un niveau exceptionnel. Jusqu’à 60 000 m³ d’eau supplémentaires ont été produits chaque jour, soit l’équivalent de 24 piscines olympiques remplies quotidiennement. En temps normal, Eau du Grand Lyon distribue environ 220 000 m³ d’eau potable par jour.
Le débit estival du Rhône en baisse
Cette hausse intervient dans un contexte où la ressource devient de plus en plus fragile. L’eau distribuée dans la métropole provient majoritairement du champ captant de Crépieux-Charmy, alimenté par la nappe alluviale du Rhône. Or, en soixante ans, le débit estival du Rhône a diminué de 13 %. Selon les projections de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée, il pourrait encore baisser de 20 % d’ici à 2055. Une évolution qui risque de compliquer durablement la production d’eau potable.
Face à cette situation, Eau du Grand Lyon invite les habitants à adopter des gestes simples afin de limiter leur consommation : privilégier des douches plus courtes, éviter les gaspillages, arroser les jardins aux heures les plus fraîches ou encore différer le remplissage des piscines lorsque cela est possible.
L’objectif affiché par le service public est ambitieux : réduire les consommations d’eau de 15 % d’ici 2035 grâce à une mobilisation collective.





































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