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Semaine bleue : changer de regard sur les aînés

À l’occasion de la Semaine bleue, la Ville de Vénissieux a organisé différentes animations autour du thème « Changeons notre regard sur les aînés, brisons les idées reçues », afin de valoriser la place des seniors dans notre société tout en sensibilisant le grand public sur leurs difficultés et préoccupations du quotidien.

La Semaine bleue a débuté avec une prestation de la chorale Debussy de l’Office municipal des retraités.

Entre le 3 et le 7 octobre, la Ville de Vénissieux a proposé, à l’occasion de la Semaine bleue, un programme ludique aux retraités de Vénissieux. Jeux vidéo, danse, repas, mais aussi conférences ou balades, les animations avaient tout autant vocation à divertir les participants qu’à sensibiliser sur les difficultés que peuvent rencontrer les personnes âgées.

« La place de nos aînés dans notre société comme dans nos villes est un sujet majeur. Et il prendra de plus en plus d’importance, j’en suis convaincue », a ainsi déclaré Michèle Picard, maire de Vénissieux, le jour de l’ouverture de cette Semaine, dont le thème était « Changeons notre regard sur les aînés, brisons les idées reçues ». « Les besoins de ce public en termes d’accès aux soins, de services à la personne doivent être pensés au regard de cette évolution, a poursuivi Michèle Picard. Ces besoins vont se développer dans les années à venir, à nous de les anticiper. »

Ainsi, à Vénissieux, l’offre municipale destinée aux personnes retraitées se densifie d’année en année. « Nous proposons aux Vénissians des services à domicile comme des soins, mais aussi des portages de repas ou de l’aide à domicile, explique Saliha Prudhomme-Latour, adjointe au maire en charge des personnes âgées. Il y a aussi un accueil de jour médicalisé, à la maison de retraite Ludovic-Bonin, qui a ouvert ses portes il y a un an et dont nous sommes pleinement satisfaits. Nous proposons également des cellules de veilles pour les personnes isolées, des colis de fin d’année, des repas dansants, etc. Nous travaillons sur un guide où seront répertoriés les services de la Ville et ses partenaires en matière de 3e âge, avec toutes les informations nécessaires pour les contacter. »


« La prochaine fois, je jouerai avec mon petit-fils »

Elles sont quatre résidentes à s’être données rendez-vous devant la télévision de la maison de retraite Ludovic-Bonin, aux Minguettes. Installées devant l’écran, elles se préparent à découvrir un tout nouvel univers : celui des jeux vidéo et tout particulièrement de la Nintendo Switch.

Après une petite présentation de la console de jeux, l’appréhension se fait sentir chez les futures gameuses. Elles font tourner entre leurs mains la manette en essayant d’en comprendre le fonctionnement. « Ah, c’est compliqué, c’est tout petit », s’exclame une des résidentes. « On voit souvent les jeunes avec ça dans leurs mains, ils y passent beaucoup de temps », fait remarquer une autre.

Cet après-midi, les résidentes vont découvrir Mario Party, plusieurs jeux vidéo mettant en scène le fameux plombier moustachu avec sa casquette rouge et sa salopette bleue. Au moment de choisir les personnages, toutes veulent être une princesse, sauf une, qui choisit le champignon. Elles se lancent : « c’est parti mon kiki », s’écrie Jeanne Aclement, 85 ans. Elles enchaînent les jeux les uns après les autres : du vélo, des courses de tonneaux, des cuissons de steak, et y prennent beaucoup de plaisir. À chaque victoire, les cris fusent et les rires entre elles se multiplient.

L’excitation est à son comble au moment du jeu de lavage de fenêtre. Le compteur des points de Jeanne s’emballe, elle ne relâche pas la pression jusqu’à sa victoire. « J’ai fait mes vitres ce matin donc je me suis un peu entraînée », avoue la gagnante.

Un sans-faute pour la maison de retraite Ludovic-Bonin qui a proposé cette activité dans le cadre de la Semaine bleue. Du côté de la maison de retraite Henri-Reynaud, c’est la Wii que les résidents ont pu tester. « C’est fatigant, mais c’est très drôle, observe Jeanne Aclement. Mon petit-fils de 18 ans y joue beaucoup, la prochaine fois je vais essayer avec lui. »


Alzheimer : aider les aidantsL’association France Alzheimer a animé une conférence autour du couple aidant-aidé. Intitulée « Aider, une belle relation d’amour », cette matinée avait pour but d’échanger sur le rôle des aidants. Que ce soit pour son mari, sa femme, un parent ou même un frère ou une sœur, les témoignages des personnes présentes étaient touchants et montraient l’implication des aidants dans la vie de leur proche en souffrance. « Plus rien ne comptait pour moi, il n’y en avait que lui », témoigne une femme présente.
Cette réunion était aussi l’occasion de rappeler à ces personnes à quel point il est important pour elles de parler de leur expérience et de prendre connaissance des nombreuses aides disponibles autour d’elles afin de les soutenir.
« Le but de notre association est d’accompagner les familles et les personnes malades en leur indiquant les démarches à suivre, en donnant des conseils, en organisant des groupes de parole ou des formations. » Des visites à domicile peuvent être organisées par France Alzheimer Rhône qui va bientôt proposer une offre spécifique sur Vénissieux.
Toutes les informations disponibles auprès de France Alzheimer Rhône : 6, place Carnot, 69002 Lyon ou par téléphone au 04 78 42 17 65.

Chorégraphies d’hier sur des tubes d’aujourd’hui

C’est sur les notes d’une chanson de tango que les enfants et les retraités commencent ce cours de danse intergénérationnel. « Allez, on se concentre, tout le monde suit mes pas », lance Catherine Clair, professeure de danse.

Dans le cadre de la Semaine bleue, la danseuse a prévu une journée chargée et pour le moins originale aux participants de cet atelier. Pour les plus petits, l’après-midi va être consacrée à la découverte des danses comme le cha-cha-cha, le kuduro ou encore le tango. Inversement, les seniors sont invités à bouger sur des tubes d’aujourd’hui.

« J’ai choisi de mélanger des musiques actuelles et des danses « anciennes » pour que ça plaise à tout le monde. Ça se mélange bien et à l’écoute, c’est sympa », explique Catherine Clair. Les jeunes tout comme les retraités se prennent au jeu. Après quelques essais, ils manient à la quasi-perfection la gestuelle et sont prêts à se lancer. « J’adore danser, alors quand j’ai découvert cette animation, j’ai voulu voir comment ça allait se passer et je ne suis pas déçue ! C’est très sympa d’être avec les petits », décrit Lysiane Corral, retraitée.

Du côté des plus jeunes, l’enthousiasme se lit sur les visages. Quand Cotton Eye Joe résonne, ils se précipitent sur la piste. « On se met en tous en cercle, demande Catherine Clair, et on va faire les cow-boys ». « La danse du cow-boy, c’est ma préférée, glisse Mohamed, 7 ans. Ça me fait penser à moi et mon frère quand on joue. »

Nina, elle, en pince pour le cha-cha-cha. « Je la fais avec toute ma famille en Algérie donc je veux trop la refaire ! », s’impatiente-t-elle. À peine sa phrase terminée, les premières notes retentissent, Nina court rejoindre Lysiane. Quelque soixante ans les séparent, mais là, elles sont inséparables.


Un bon déjeuner, bien accompagné

Manger et danser. C’était, en quelque sorte, le thème du repas « Mange-disque » organisé en clôture de la Semaine bleue. Une trentaine de seniors se sont donné rendez-vous dans les centres sociaux pour préparer différents plats salés et sucrés. Chaque centre avait sa recette à réaliser : tarte aux poireaux et à la chèvre, tarte aux potirons, différentes salades et en dessert, des sablés à la confiture, des rochers au chocolat et une salade d’orange.

« On a fait la pâte pour la tarte à la main », nous explique Joël Ducceschi, au centre social de Parilly. « Moi, je m’occupe de la cuisson des poireaux », intervient un autre retraité. « Quand c’est fait avec amour, c’est toujours bon », ajoute Priscilla Joguet, référente Adultes et Seniors et Développement durable.

Du côté d’Eugénie-Cotton, les participantes se sont retrouvées dès 8h30. « On a fait une chaîne, chacune avait une tâche comme un petit soldat », s’amuse Zahia. « J’ai mis la main un peu partout, c’était très sympa et convivial. J’ai beaucoup aimé, maintenant, j’ai hâte de tout goûter », se réjouit Jacqueline Marcuso.

Les plats réalisés et les cuissons terminées, direction salle Jeanne-Labourbe pour une dégustation collective. La digestion s’est faite en dansant. Un blind-test musical et un concours de mimes d’expressions en lien avec la nourriture étaient également au menu.


Une résidence séniors et un pôle médical à Croizat

Les 12 logements sociaux de la nouvelle résidence séniors de l’avenue Ambroise-Croizat sont occupés depuis cet été. Début 2023, une maison de santé et un centre de dialyse compléteront le programme.

Le coquet immeuble de quatre étages donne un coup de jeune à l’emblématique résidence Ambroise-Croizat, située près du centre-ville. Lyon Métropole Habitat a conçu ce programme immobilier à l’intention des aînés. Le premier bailleur social de l’agglomération a investi 2,38 millions d’euros et a pu compter sur des subventions de l’État, de la Métropole et de la Ville.

Aux logements existants se sont greffés 12 nouveaux appartements réservés aux locataires de plus de 60 ans. Les loyers pour ces T2 et T3 avec extérieur sont attractifs : hors charges, ils varient entre 300 et 435 euros.

Tous sont aménagés pour favoriser le maintien à domicile. Ainsi, dans chaque salle de bain et WC, les équipements tels que les barres de maintien, le fauteuil de douche ou le lavabo auto-portant, garantissent la sécurité des personnes âgées. La largeur des portes permet aux fauteuils roulants de manœuvrer avec aisance.

Plus de 1 000 demandes de séniors à Vénissieux

Les locataires ont emménagé pendant l’été. Parmi les heureux élus, Madame Ferhod, retraitée depuis vingt ans, ne cache pas son enthousiasme. « Je vis à Vénissieux depuis 1979, raconte cette ancienne assistante maternelle. J’ai vécu à Ambroise-Croizat pendant 24 ans. Depuis le 22 juillet, je suis de retour dans mon quartier et je suis très contente. Tant que je peux, je reste ici. »
La réalisation de ce programme répond à une fort besoin. « À Vénissieux, on compte 1 041 demandes de logements adaptés aux séniors, révèle Abdel Boulaouinat, directeur d’agence chez LMH. Et beaucoup souhaitent rester dans le secteur. »
Ce constat ne surprend pas le maire de la ville. « Le nombre de séniors vivant à leur domicile est très élevé et tend à la hausse, affirme Michèle Picard. Si Vénissieux est une ville jeune, c’est aussi un trompe-l’œil. Le nombre de plus de 75 ans a plus que doublé depuis 1999. »

Une Maison de Santé en 2023

Si les trois niveaux supérieurs, réservés aux habitations, affichent complet, il faudra attendre encore quelques semaines pour que le rez-de-chaussée et le premier étage soient investis.

« La Maison de Santé comprendra un pôle médical où exerceront trois médecins généralistes, un psychologue pour personnes âgées, un psychomotricien, un ergothérapeute et deux infirmiers, annonce Michèle Picard. À terme, une dizaine de professionnels exerceront ici, en libéral ou en tant que salariés. »

Les locaux, dont l’aménagement a été pensé avec les docteurs Dureau et Perrotin, accueilleront aussi un centre de dialyse. « Nous pourrons accueillir six patients par demi-journée du lundi au samedi», précise Nathalie Vincent, directrice des soins de l’association Calydial.

Là encore, le programme vient, en partie, répondre à une problématique récurrente. « Vénissieux n’est pas dans un désert médical, estime Renaud Payre, vice-président de la Métropole chargé de l’habitat, du logement social et de la politique de la ville. Néanmoins, on se rend compte qu’on a un problème avec la médecine de ville, avec la perte de médecins généralistes et de spécialistes. »

 

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