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Culture

Biennale d’art contemporain : éloge de la fragilité

Du 14 septembre au 31 décembre, la 16e Biennale investit principalement les usines Fagor, le macLYON, l’IAC de Villeurbanne, les musées Guimet, Gadagne et Lugdunum. Plus de nombreux lieux en résonance, dont le centre d’art de Vénissieux.

(c) Studio Safar

Grand rendez-vous de l’art contemporain, la Biennale de Lyon se déroule quasiment en même temps que sa grande sœur vénitienne — la 59e Biennale d’art contemporain de Venise s’achèvera le 27 novembre. Pour sa 16e édition, la BAC (Biennale d’art contemporain) lyonnaise déclinera un Manifeste de la fragilité imaginé par les deux commissaires de la manifestation, Sam Bardaouil et Till Fellrath. De quoi largement inspirer 87 artistes originaires d’une quarantaine de pays.

Deux axes sont proposés : un horizontal (géographique), où les œuvres seront réparties dans de nombreux lieux de l’agglomération. Citons les usines Fagor, le macLyon, l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne, les musées Guimet, Gadagne, Lugdunum, Saint-Pierre et Fourvière, l’URDLA, le chalet du parc de la Tête d’Or… L’autre axe, vertical, se plonge dans l’Histoire et la chronologie. Ainsi, présentée au premier étage du macLYON, l’exposition Les nombreuses vies et morts de Louise Brunet, compilation d’œuvres d’art, d’archives et d’objets. Louise Brunet étant une fileuse de soie qui a participé à la révolte des canuts de 1834, matée dans le sang par le ministre de l’Intérieur Adolphe Thiers (le même qui, en 1871, massacrera les communards).
Enfin, la Biennale ouvre également ses portes à une rétrospective artistique du Liban des années soixante avec 34 artistes, 230 œuvres et plus de 300 archives.

Une artiste vénissiane exposée

La manifestation ne s’est jamais coupée du terrain. C’est ainsi que s’est développé Veduta, qui propose rencontres et échanges entre les artistes et les habitants de la Métropole, en se focalisant sur quinze territoires — Saint-Fons en fait partie mais pas Vénissieux.

En revanche, notre commune propose, en résonance avec la Biennale, l’exposition d’Amandine Mohamed-Delaporte (voir ci-dessous).

Ajoutons encore que, dans le cadre du coup de chapeau à la jeune création internationale, onze artistes ont été retenus. Parmi eux, citons la Vénissiane Maïté Marra, dont nous avions déjà parlé à l’occasion de sa résidence au macLYON, en 2018, et de son travail avec le collège Paul-Éluard, l’année suivante. Tous ces jeunes créateurs seront exposés à l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne (11, rue du Docteur-Dolard).

Infos pratiques : Le billet d’entrée donne accès une fois à l’ensemble des lieux d’exposition : usines Fagor, macLYON, musée Guimet, IAC-Villeurbanne, MHL Gadagne, Lugdunum. Ce billet est valable sur toute la durée de l’exposition, du 14 septembre au 31 décembre.
Accès libre aux autres lieux : Pavillon du 7e, URDLA, jardin du musée des Beaux-Arts, musée de Fourvière, parc de la Tête-d’Or.
Plein tarif : 20 euros (guichet), 18 euros (en ligne à partir du 14 septembre), 15 euros (uniquement en prévente en ligne, jusqu’au 10 septembre).

Vénissieux sur la route

Avec l’exposition d’Amandine Mohamed-Delaporte, visible jusqu’au 5 novembre, l’espace Madeleine-Lambert offre, ainsi que l’annonce le titre de la manifestation, des Vues possibles sur le lointain. Proposé en Résonance avec la Biennale de l’art contemporain de Lyon, le travail d’Amandine s’inspire de la présence à Nice, la ville dont elle est originaire, de ce grand ruban autoroutier qui traverse la cité et des ouvrages d’art (ponts, viaducs) qui le ponctuent.

Directeur du centre d’art vénissian, Xavier Jullien remarquait ce 9 septembre, le soir du vernissage : « Ce n’est pas un travail critique mais une immersion. Ces voies rapides existent partout dans le monde et posent des questions différentes. Les images incitent à aller chercher ses propres réponses. »

Interrogée, l’artiste répondait par son désir de « comprendre les origines de notre quotidien ». Ce quotidien sera ici symbolisé par deux sculptures, Le Gardien et Toboggan, et une série de photographies centrées sur des nœuds autoroutiers, des ouvrages d’art du génie civil mais montrant également un paquebot des Corsica Ferries, très présents dans la baie des Anges.

Le Gardien

Toboggan

On appréciera également des dessins d’architecture, des maquettes et une coupe dessinée de l’autoroute présentant les voitures, leurs passagers, la chaussée et des pylônes, le tout agrémenté par le titre (un peu différent) de l’expo : Vues possibles sur lointains, les lointains devenant soudain pluriels.

Xavier Jullien et Amandine Mohamed-Delaporte

Pour Xavier Jullien, une vidéo cristallise le travail plastique de l’artiste : « Dans un corridor, bâti dans la salle d’exposition, claustrophobique qui évoque un tunnel routier, les images montrent une voie rapide vidée de toute sa circulation et une personne qui court seule sur cette voie. »

Doit-on y voir la solitude de l’humanité face au béton et au bitume qui l’entourent ? À chacun de trouver la réponse qui lui correspond le mieux.

Écrit par l’artiste et Émilie Saccoccio, un texte évoque la mise en évidence des « rapports complexes entre la monumentalité des infrastructures et la versatilité du vivant, du lien social, des usages réinventés ».

 

Jusqu’au 5 novembre au centre d’art Madeleine-Lambert (Maison du peuple – 12, rue Eugène-Peloux).
Vernissage le 9 septembre à 18h30.
Exposition en résonance avec la Biennale de l’art contemporain.

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