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Le Sen No Sen, un quadra en pleine forme

Pas question de se reposer sur ses lauriers. Le club de karaté vénissian, qui vient de souffler ses 40 bougies, déborde d’ambitions.

Quatre champions du monde et d’Europe de karaté invités au gymnase Jacques-Anquetil pour un stage de perfectionnement, une borne de photos instantanées pour immortaliser l’événement, une tombola, une soirée festive à la salle Joliot-Curie… Les dirigeants vénissians ont vu grand à l’occasion des 40 ans du Sen No Sen. Une majorité des 250 adhérents du club ont été de la fête, le temps d’une journée riche en émotions, notamment lors des stages de démonstrations en matinée pour enfants-ados, et en après-midi pour les adultes. Des ateliers de perfectionnement offerts par Lila Bui, Sophia Bouderbane, Alexandre Biamonti et Kenji Grillon, un quatuor de qualité qui a occupé les tatamis du gymnase Jacques-Anquetil, le samedi 2 juillet.

Entre deux explications de techniques à améliorer, les quatre champions ont bien évidemment parlé de leur avenir proche, et regretté que leur discipline de prédilection ne soit pas représentée aux JO de Paris, dans deux ans, alors que le surf, l’escalade, le skateboard et le breakdance seront les nouveaux sports additionnels olympiques.

Histoire de ne rien oublier de ces rencontres avec des as du tatami, le Sen No Sen avait loué une borne photos Cheerz, qui permettait à tout un chacun de venir récupérer instantanément son cliché-souvenir.

Le Sen No Sen en veut plus
Revenant sur une saison sportive marquée par quelque temps forts, comme la récente participation d’Ilyes Elguir aux championnats d’Europe et peut-être une sélection aux Mondiaux, Ghislaine Barbin, présidente du Sen No Sen depuis 2011, en a profité pour rappeler le travail sans relâche de son équipe technique et des deux entraîneurs référents, Stéphane Gothuay et Djamel Bezriche. « On a au total quatre enseignants salariés et quatre autres bénévoles, sans oublier une vingtaine de sympathisants qui nous donnent la main. »

Le Sen No Sen est un club de transmission. Berhoun, Chagnard et Di Ruscio, ses prédécesseurs, ont apporté au gymnase du Centre, fief du karaté, des valeurs incontournables résumées en ces termes : respect, convivialité et entraide.

Qu’attendre de la prochaine saison ? « Après cette crise due au Covid, on espère franchir un nouveau cap, a confié Ghislaine Barbin. Les résultats sont une chose, mais on veut progresser, en nous améliorant dans différents domaines comme la communication, le partenariat et le sponsoring, une meilleure gestion des déplacements des compétiteurs et des accompagnants, le recrutement d’éducateurs supplémentaires, une préparation physique plus poussée, un regard attentif à destination des personnes porteuses de handicap… On peut parler de vaste chantier.  »

 

En 2011, Djamel Bezriche avait été récompensé de la médaille d’argent Jeunesse et sport

Lydie et Djamel Bezriche

« On ne pensait pas être encore là en 2022 »

En créant à Vénissieux, l’Atémi Karaté Club puis le Sen No Sen, afin de satisfaire des amis karatékas qui voulaient s’entraîner une ou deux heures par semaine, Djamel Bezriche était loin d’imaginer que quarante ans plus tard, il enseignerait encore aux côtés de sa femme Lydie, responsable de l’administratif. « J’ai fait un petit parcours sympa de karatéka (champion de France puis quart de finaliste européen à Düsseldorf, ndlr), rappelle Djamel. J’ai eu la chance d’avoir Gothuey, Del Rey et Nouri, des gamins qui ont très vite apporté des titres au club, puis je me suis investi dans l’arbitrage régional, national puis international. J’ai fait le choix de ne pas poursuivre à un niveau mondial pour me consacrer davantage à mon club, qu’il ne fallait surtout pas laisser vivoter. Ma femme a eu raison d’insister là-dessus. »

Au fil des années, le Sen No Sen se pare de reconnaissance, considéré comme l’un des meilleurs clubs nationaux. « Les compétitions de haut niveau nous ont permis de côtoyer la crème des karatékas, de créer un réseau d’amis sur lesquels j’ai pu compter. À l’image des quatre champions d’Europe et du monde qui sont venus à nos 40 ans et qui ont déclaré avoir été touchés d’être invités dans l’un des grands clubs français. »

L’avenir, c’est aujourd’hui, puisque le club entend passer un nouveau cap comme l’a confié Ghislaine Barbin, la présidente. « Voir Djamel poursuivre ce travail de transmission aux jeunes est une preuve de son attachement au club et au karaté, explique Lydie. S’il lui arrive de passer un costume pour représenter officiellement le club ou féliciter nos champions vénissians, rien ne lui sied mieux que son kimono pour transmettre son expérience à la relève. »

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