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Revenu de solidarité jeunes : près de 1 000 bénéficiaires en un an

Mis en place en mai 2021 par la Métropole, le RSJ concerne déjà un millier de jeunes. Des Vénissians témoignent de l’importance de cet accompagnement.

Comme un « filet de sécurité » pour aider les jeunes et répondre à « une carence étatique ». C’est avec ces mots que Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon, a résumé le Revenu solidarité jeunes (RSJ), un an après la mise en place de ce dispositif.

C’est confronté à un taux de pauvreté plus élevé chez les jeunes de l’agglomération (22,6 %) que chez le reste des ménages (15,7 %) que l’exécutif métropolitain a décidé d’instaurer cette aide financière de 300 à 400 euros pour les 18-24 ans hors du système scolaire en situation de précarité. Le RSJ a déjà permis l’accompagnement de presque 1 000 jeunes sur les 59 communes de la Métropole, « une véritable fierté » pour Bruno Bernard.

Rappelons que dans le cadre de cette aide, une fois par mois, le bénéficiaire rencontre son conseiller afin de faire le point sur ses avancées. Limiter les freins liés à l’alimentation, à l’emploi, au logement ou même psychiques… L’accompagnement peut être autant dans le domaine social que professionnel.

Parmi les jeunes qui sont passés par le dispositif, 97 % estiment que le RSJ leur a permis de surmonter leurs difficultés financières et 90 % d’entre eux que leur situation s’est améliorée. C’est le cas notamment de Séphora, jeune vénissiane de 21 ans. « J’ai longtemps habité en foyer, j’étais sans revenu et je me suis retrouvée dans la galère du jour au lendemain. » Elle a été parmi les premières à faire partie du dispositif.

Aujourd’hui Séphora a un emploi, elle est animatrice en périscolaire et a son propre appartement. Une avancée majeure pour la jeune femme. « Avec le RSJ, j’ai pu faire mes courses, m’habiller, ça a été une bénédiction. Cette aide, c’est le point de départ, après on devient autonome, on comprend que s’il n’y a pas d’effort, de travail, ça sera terminé ! »

« Une aide pas systématique »

Pour la Mission locale de Vénissieux, qui fait le lien entre le RSJ et les jeunes bénéficiaires, il ne faut pas voir cette aide comme « systématique », comme l’explique la directrice adjointe, Mathilde Burgy : « C’est vraiment en fonction du profil et du projet du jeune concerné. »
Via la Mission locale de Vénissieux, sur les 2 000 jeunes, une cinquantaine bénéficient de cette aide mensuellement. « C’est une vraie stabilisation financière qui leur permet de moins se préoccuper des aléas du quotidien et d’avoir un accompagnement social, mais aussi professionnel », analyse Mathilde Burgy.

Dans leur bilan du dispositif, la Métropole et l’association Acolea ont par ailleurs affiché leur volonté d’approcher des personnes éloignées de cette aide malgré leur éligibilité. « Il faut faire en sorte de toucher plus de monde, estime l’association. Il faut ‘aller-vers’ les habitants, les informer. »

Pour Mathilde Burgy, au-delà de l’information, il faut également faciliter l’accès au dispositif, « notamment pour les personnes les plus éloignées des démarches administratives. »

 

Abdel-Karim Ylles : « Cet argent m’a beaucoup aidé »

Pour Abdel-Karim Ylles, bénéficiaire du RSJ depuis maintenant six mois, l’expérience est plus que positive. Originaire de Saint-Fons, c’est son éducateur qui lui a parlé de cette aide financière. « J’utilise le RSJ pour financer mon permis de conduire. Ce n’est pas une somme que j’utilise pour faire n’importe quoi, affirme le jeune homme de 21 ans. J’habite encore chez mes parents donc je les aide financièrement aussi. »

Tous les mois, il fait le bilan de ses avancées avec son éducateur afin de se maintenir dans le dispositif. « J’ai des activités à faire avant chaque rencontre : cela peut être des rendez-vous avec Pôle emploi ou encore des mises en relation avec des associations. Ce sont des choses qui nous font avancer dans la vie, qui sont nécessaires. »

Depuis quelques mois, Abdel-Karim est suivi par l’association Alynea, qui accompagne et agit avec les personnes en précarité pour qu’elles retrouvent leur place dans la société. Une aide non négligeable : « Seul, ce serait beaucoup plus compliqué, mais quand une association vous accompagne, c’est super. »

Le RSJ lui a permis de prendre confiance en lui et de trouver sa voie. « J’hésitais entre plusieurs métiers, j’ai appris récemment que j’ai été accepté au lycée Hélène-Boucher en apprentissage dans l’hôtellerie. Je suis très content, même si je dois encore trouver un employeur. »


Critères pour bénéficier du RSJ

  • Être âgés de 18 à 24 ans
  • Français ou étranger en situation régulière
  • résident sur la Métropole depuis 6 mois au moins
  • sortis du système éducatif
  • n’étant pas éligibles aux autres dispositifs existants (Contrat d’engagement jeune, revenu solidarité active, allocation aux adultes handicapés, contrats jeunes majeurs, etc.)
  • n’ayant pas ou de faibles ressources d’activité (moins de 400 € par mois)
  • ne bénéficiant pas (ou peu) du soutien financier des parents ou d’un tiers.

L’aide est attribuée sur une période maximale de 24 mois, continue ou discontinue.

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