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Épidémie de Covid : les écoles vont-elles craquer ?

[Actualisé le 7 janvier à 11 heures] Le nombre de contaminations a explosé ces derniers jours dans la région. Laboratoires et pharmacies sont saturés face à la multiplication des demandes de tests. Le fonctionnement des écoles est désorganisé. Et les parents d’élèves, échaudés par le premier confinement, redoutent les fermetures de classes.

Le nombre de contaminations a explosé ces derniers jours dans la région. Laboratoires et pharmacies sont saturés face à la multiplication des demandes de tests. Le fonctionnement des écoles est désorganisé. Et les parents d’élèves, échaudés par le premier confinement, redoutent les fermetures de classes.

À l’école Jean-Moulin en novembre 2020, dans le cadre du 2e confinement. Photos archives Raphaël Bert – Droits réservés.

Dans le département du Rhône, d’après les derniers chiffres stabilisés au dimanche 2 janvier, le taux d’incidence (le nombre de cas positifs sur les 7 derniers jours pour 100 000 habitants) est de 1936. Des chiffres jamais atteints depuis le début de l’épidémie, en mars 2020. Pour l’instant, le variant Omicron entraînerait, selon les scientifiques, moins de formes graves. Par ailleurs, la vaccination d’une grande partie de la population est un atout de lutte contre la pandémie. Mais avec un tel nombre de contaminations, la crainte d’une saturation des hôpitaux reste forte. Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, depuis le 20 décembre, toutes les opérations non urgentes sont déprogrammées dans l’ensemble des hôpitaux. Le gouvernement a dès les premiers jours de l’année annoncé de nouvelles mesures, notamment en matière d’isolement.

Tests à gogo

De nouvelles mesures ont également été prises au sein des établissements scolaires. Pour les enfants positifs de moins de 12 ans, la durée d’isolement est de sept jours mais elle peut être ramenée à cinq jours, à condition qu’un test réalisé au cinquième jour soit négatif et que les symptômes aient disparu depuis plus de 48 heures.

Concernant les cas contacts, un test antigénique ou PCR doit être réalisé pour tous les élèves de la classe dès l’apparition d’un cas au sein de la classe. S’il est négatif, l’enfant peut revenir en classe. Mais après ce premier test négatif, les parents doivent pratiquer deux autotests, le deuxième et le quatrième jour suivant le premier test. Et ils doivent attester sur l’honneur que les enfants ont bien été testés. Face à l’explosion du nombre de cas et à l’engorgement des pharmacies et des laboratoires, ce protocole a toutefois été modifié dès 6 janvier. Dans cette nouvelle version, les élèves n’ont plus à recommencer le parcours des trois tests. La nécessité de reprendre le cycle des trois tesst ne s’impose que si un second élève est testé positif au-delà de sept jours après le premier cas identifié.

Le spectre d’un retour des enfants à la maison

Des annonces mal comprises par les parents rencontrés le 4 janvier aux portes des groupes scolaires Paul-Langevin et Léo-Lagrange. « Cela ne change pas grand-chose par rapport à décembre, observe cette maman. On sait qu’en primaire le masque doit être porté dès l’âge de 6 ans en classe et dans la cour. Ainsi que dans les lieux où il y a beaucoup de public. De même, si un enfant est positif, on va faire tester nos enfants et les négatifs peuvent retourner en classe. » Une autre maman s’inquiète de la faisabilité et de la fiabilité des autotests : « On nous demande d’en faire, mais comment s’y prendre face à nos enfants ? Moi je n’en ai jamais réalisé. Et je crains de mal faire ».

Mais ce que redoutent avant tout les parents, ce sont les fermetures de classes suite à des cas positifs d’enseignants. « Si un prof est absent, commente Sarah, nos enfants ne pourront pas être accueillis dans d’autres classes puisqu’ils ne peuvent être mélangés. Je ne pense pas qu’il y aura des remplaçants. L’académie n’en trouve jamais quand une maîtresse est malade ». Meriam, maman qui élève seule ses deux garçons scolarisés en grande section de maternelle et en CE2, ne veut surtout pas revivre ce qu’elle a vécu au printemps 2020 :  » Mon employeur m’oblige à télétravailler trois jours par semaine, je ne veux pas avoir mes enfants à la maison et les faire travailler à distance comme lors du premier confinement. Cette période a été très difficile pour moi ».

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