Compostage des déchets alimentaires : la Métropole veut changer d’échelle

Lors du dernier conseil métropolitain, les élus ont décidé à l’unanimité la mise en place de trois dispositifs supplémentaires pour le compostage des déchets alimentaires, qui représentent actuellement 30 % du contenu des poubelles grises.
À Vénissieux, plusieurs composteurs ont déjà été installés ces dernières années, comme ici, en mai 2019, devant le centre social Roger-Vailland aux Minguettes. Photo archives © Raphaël Bert

80 000 tonnes de déchets alimentaires, majoritairement composés d’eau, sont incinérées chaque année dans l’agglomération. Une dépense énergétique inutile, doublée d’un énorme gaspillage dans la mesure où l’on se prive des engrais naturels qui pourraient être produits.

Forts de ce constat, les élus métropolitains ont approuvé à l’unanimité, lors de la séance des 15 et 16 mars derniers, la mise en place de trois nouveaux dispositifs : du compostage de quartier en pied d’immeuble, du compostage individuel pour ceux qui résident en maison individuelle, et enfin des bornes d’apport de déchets alimentaires dans les villes et centres bourgs.

Dans les quartiers, il existe déjà 500 sites collectifs de compostage, situés dans les structures éducatives ou en pied d’immeuble. L’objectif est de multiplier ce nombre par trois d’ici la fin du mandat.

Concernant les maisons individuelles, la Métropole s’engage à fournir 20 000 composteurs gratuitement dès le mois de juillet 2021. L’inscription sera possible à partir du 26 avril sur la plateforme Toodego.com

Enfin, pour les villes et centres bourgs, le déploiement de bornes d’apport de déchets alimentaires commencera à la rentrée dans le 7e arrondissement de Lyon, avant d’être étendu aux territoires de l’est et de l’ouest lyonnais pour une couverture globale de l’agglomération d’ici fin 2023.

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