Les 3 minutes de bonheur de Yaya Soumaré

Résident au quartier de La Rotonde, Yaya Soumaré (20 ans) a fini l’année 2020 en beauté : il est entré en jeu quelques minutes, le 23 décembre, à l’occasion du match de championnat entre l’OL et Nantes. Impressions.

16 avril, 22 novembre et 23 décembre 2020 sont trois dates que vous ne risquez pas d’oublier…

– En effet, elles correspondent respectivement à la signature de mon premier contrat pro, à mon premier banc de remplaçant avec les professionnels à Angers, et enfin à ma première entrée en jeu, pour quelques minutes, avec l’Olympique lyonnais face à Nantes (3-0).

 

Comment avez-vous vécu vos premiers pas face à Nantes ?

– J’ai ressenti de la fierté. Quand Rudi Garcia m’a demandé d’enfiler mon maillot pour remplacer Kadewere, à trois minutes de la fin du temps réglementaire, j’étais très excité.

 

Que vous a glissé à l’oreille l’entraîneur ?

– Des consignes de base, jouer sur mes qualités, notamment la percussion et la rapidité, ne pas négliger les efforts défensifs, et prendre du plaisir. Tout simplement.

 

En trois minutes de temps de jeu — un peu plus en y ajoutant le temps additionnel —, vous n’avez malheureusement pas trop eu l’occasion de vous exprimer…

– J’ai touché en tout et pour tout un seul ballon. Et en plus, sur une phase défensive. J’ai joué la sécurité en donnant un ballon en retrait. Rester sur le banc ou jouer quelques minutes, cela fait partie du métier.

 

Leader du championnat, Lyon va probablement afficher ses ambitions lors du mercato. Il pourrait y avoir des départs et des arrivées qui influeraient sur votre présence dans l’équipe première.

– S’il me faut rejouer avec l’équipe réserve qui évolue en National 2 (la 4e division, ndlr), cela ne me pose pas de problème. En début de saison, j’ai joué sept matches avec elle, j’ai souvent été capitaine et j’ai inscrit deux buts. Si cela devait arriver, je continuerais à bosser, bosser et bosser aux entraînements. Pour retrouver du temps de jeu avec l’équipe fanion.

 

Pour les aguerrir, il ne déplaît pas à l’OL de prêter quelques espoirs à des clubs de L2 ou de National. Cela vous satisferait le cas échéant ?

– Je n’y pense même pas. Je me concentre totalement sur mon club.

 

Outre l’OL, c’est le sélectionneur de l’équipe de France qui vous avait sollicité, il y a quelques mois, pour intégrer les U19. Qu’en est-il aujourd’hui ?

– J’ai fait partie des regroupements dans un premier temps, mais progressivement, j’ai souffert de la comparaison avec des joueurs expérimentés, souvent titulaires en équipe fanion dans leur club, à l’image de mes coéquipiers Maxence Caqueret et Melvin Bard. Mais la sélection nationale n’est pas une obsession, je me concentre à 100 % sur mon club.

 

En senior, du fait de vos origines, vous pourriez aussi intégrer l’équipe du Sénégal. Cela fait partie de vos objectifs ?

– Plus tard, si je confirme, pourquoi pas ! Ce serait une fierté. Mais je n’en suis pas là, c’est beaucoup trop tôt pour évoquer cette éventualité. Il faut me remettre au travail, ce que je fais à l’entraînement à Décines.

 

Et la récupération ?

– Elle est essentielle. En ce temps de confinement, c’est football, récupération et maison. Ce qui ne m’empêche pas de retrouver Ayoub (joueur à Saint-Priest) et mes amis à La Rotonde, où je réside encore. J’ai encore de bons contacts avec des purs produits de l’AS Minguettes devenue Vénissieux FC, à savoir Samir Mertani et Fayçal Tellis qui m’ont entraîné quand j’étais plus jeune, ou Mehdi Gana, un dirigeant.

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