Plus de 100 personnes au rassemblement contre la pauvreté

Une centaine de sympathisants, de militants et de gens concernés par la précarité, un des fléaux que la crise sanitaire a accentué, ont bravé le froid, mardi 8 décembre, et participé au rassemblement contre la pauvreté organisé par le PCF.

Mardi 8 décembre, quelque cent personnes ont participé au rassemblement contre la pauvreté, organisé par le PCF. Celui-ci se tenait sur la place Léon-Sublet.

Tour à tour, Serge Truscello, secrétaire de la section PCF de Vénissieux, deux délégués syndicaux CGT, Arlette Cavillon, responsable locale du Mouvement de la Paix, et André Mazuir, du Réseau d’alerte et de solidarité, ont rappelé les enjeux liés à la pauvreté, à la précarité et au chômage. Et c’est Michèle Picard, maire de la ville, qui a synthétisé l’ensemble des interventions. D’abord en rappelant que sur le plan national, “un million de concitoyens se sont ajoutés aux 9,3 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, et que 300 000 femmes et hommes sont sans domicile fixe…”

À Vénissieux, la situation est encore plus inquiétante. “Ce sont 31 % des Vénissians qui vivent sous le seuil de pauvreté, et plus de 20 % des salariés sont en contrat précaires (intérim, CDD, emploi aidé, stage…) – 15.5 % au niveau national — et qu’en juin et novembre, les demandes de secours alimentaires ont augmenté de plus de 116 %, par rapport aux mêmes mois de l’année précédente.” Les aides, il y en a eu.  « Notamment le soutien aux familles les plus modestes, les aides pour les enfants afin qu’ils accèdent à une alimentation de qualité et en quantité suffisante (bons CAP), une amélioration du quotidien des habitants (approvisionnement, distribution de masques, aides aux plus fragiles, aux aînés), un accompagnement renforcé mis en place pour les commerçants et entreprises, fortement impactés eux aussi par la crise, et un fonds de soutien de 300 000 euros au tissu associatif vénissian. »

Emmanuel Macron interpellé

Pour mémoire, l’édile de Vénissieux et des maires de villes populaires avaient adressé, le 14 novembre dernier, une lettre au président de la République, interpellant l’État “sur l’effroyable impact social de la crise sanitaire dans les villes populaires”.
“Avec mes collègues élus, nous demandions à Emmanuel Macron une enveloppe d’un milliard d’euros destinée à des actions concrètes, pour réduire les inégalités dans les quartiers prioritaires. Nos propositions ? Un fonds d’urgence doté d’une enveloppe annuelle de 100 millions d’euros, pour les associations œuvrant pour la jeunesse et les publics en difficultés ; un fonds de 200 millions d’euros, pour la création de comités locaux de solidarité dans les villes les plus pauvres, consacrés à l’aide d’urgence (détresse sociale, grande pauvreté, aide alimentaire…) ; un fonds de soutien à la création de maisons médicales et de centre de santé, dans les villes confrontées au chômage, et à la paupérisation de leur population. Ou encore un fonds de 120 millions d’euros, pour la mobilisation des acteurs de l’emploi. Emmanuel Macron a déclaré vouloir débloquer 1 % du Plan de Relance pour les villes populaires. Nous serons vigilants, pour que cette annonce soit suivie d’effets concrets.”

Dans le cadre de cette semaine d’action solidaire, les communistes vénissians appellent à participer à une visioconférence, le 11 décembre (s’inscrire à l’adresse : pcf@venissieux.org), et à la manifestation organisée le 5 décembre par la CGT et son Comité national des privés d’emploi et précaires. Départ à 14 heures de Grange-Blanche.

 

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