À quinze jours des grandes vacances, écoliers et collégiens ont fait leur retour en classe

Au groupe scolaire Jean-Moulin comme partout ailleurs à Vénissieux, les enfants ont retrouvé leur classe. Photos Raphaël Bert – Expressions

Depuis ce lundi 22 juin, l’école est de nouveau obligatoire de la petite section de maternelle à la 3e. Reportage à l’école Jean-Moulin des Minguettes, qui nous a ouvert ses portes ce matin.

Les enfants rencontrés ce matin aux portes du groupe scolaire Jean-Moulin avaient le sourire, manifestement pas fâchés de reprendre le chemin de l’école, même si les grandes vacances sont à portée de main. Quelques-uns avaient effectué leur retour dès le 14 mai, mais pas dans leur classe habituelle et pas toujours avec leur maîtresse. « Aujourd’hui, c’est une vie presque normale qui reprend », se réjouit ce papa venu accompagner son fils.

Sous le préau, les enfants se mettent sagement en rang. Première étape : le lavage des mains, qui peut désormais se faire sans mesure de distance physique. Dans la classe de Nathalie (CM1-CM2), un petit garçon lève tout de suite la main pour une question qui lui brûle les lèvres : « Pourquoi revenir pour seulement deux semaines ? » Puis la parole se libère : « Aurons nous un bulletin de notes ? Passerons nous dans la classe supérieure ? Est-ce que la date de la rentrée scolaire de septembre sera avancée ?» Nathalie prend son temps, explique, rassure : « Oui, c’est important de revenir en classe car nous sommes heureux de vous revoir pour terminer cette année scolaire. Non, les devoirs faits à la maison ne seront pas pris en compte car des enfants ont pu être aidés par leurs parents et d’autres non…».

Devant l’établissement, les parents s’attardent pour commenter cette rentrée estivale. Même ceux qui avaient quelques réticences se disent finalement rassurés. « On savait par des amies qui avaient inscrit à l’école leurs petits depuis le 14 mai que tout était bien organisé, confie une maman. Mais moi je préférais les avoir sous la main… en tout cas pas trop loin. Aujourd’hui, on on n’a plus le choix. C’est peut-être mieux comme ça. »

A moins d’un mètre d’un enfant, l’enseignant doit porter son masque. Photos Raphaël Bert – Expressions

Les conditions sanitaires ont été allégées. La distanciation physique d’au moins un mètre s’applique désormais uniquement dans les espaces clos. Christophe Tsalichis, le directeur du groupe scolaire, a dû une nouvelle fois revoir toute l’organisation. « C’est aujourd’hui ma quatrième rentrée depuis le 14 mai, précise-t-il. Mais nous sommes heureux de revoir tous les élèves et de finir l’année ensemble. »

« Les enfants ont l’air épuisés »

En maternelle, les contraintes ont quasiment disparu. Plus aucune règle ne s’impose pour un même groupe d’élèves. Désormais, les enfants ont accès aux jeux extérieurs, aux bancs, aux espaces collectifs, à condition qu’un nettoyage quotidien soit assuré ou après une période sans utilisation d’environ 12 heures. Ils peuvent également manipuler des objets partagés au sein d’une même classe ou d’un même groupe, comme les ballons, les jouets, les livres et les jeux. Là encore, une désinfection quotidienne est recommandée. A défaut, les objets en question sont isolés 24 heures avant réutilisation. Un nettoyage des sols et des grandes surfaces (tables, bureaux) est réalisé au minimum une fois par jour. Tout comme les surfaces les plus fréquemment touchées par les élèves et les membres du personnel, en particulier les poignées de portes.

À midi, les enfants retrouvent leurs parents. C’est l’heure d’un premier bilan. Côté enseignants également, on débriefe : « Nous avons mis la priorité sur les notions dont l’acquisition nous paraissait fragile, précise Nathalie. Mais le premier constat qui s’impose, c’est que les enfants ont l’air épuisés. On a vraiment l’impression que le rythme s’est décalé, avec des couchers et des levers très tardifs ! » 

 

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