« Réussite virale » pour ralentir les risques de décrochage scolaire

(c) Centre Alain-Savary – ENS de Lyon

Le nom (Réussite virale) peut faire peur mais ce qui existe derrière lui va pouvoir servir à de nombreux élèves et étudiants. Mise en place par l’association Article 1 et par la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes), relayée à Vénissieux par le BIJ (Bureau information jeunesse) et soutenue nationalement par plusieurs partenaires, l’opération Réussite virale est aux cours par Internet ce qu’était le soutien scolaire en période normale.

En quoi consiste-t-elle ? Il s’agit d’accompagner les lycéens dans le travail scolaire à domicile. Mais aussi de mettre en contact des étudiants avec des collaborateurs d’entreprises pour créer d’éventuels futurs liens professionnels. On peut alors s’inscrire sur le site soit en tant que lycéen ou étudiant ayant besoin d’un soutien, soit en tant qu’étudiant ou professionnel prêt à proposer une aide.

Plus de 4000 étudiants se seraient déjà inscrits auprès de Réussite virale. Le site mentionne « un réel engouement des volontaires » qui demande un certain temps, d’où l’attente afin que soit trouvée « une meilleure mise en relation pour chacun ».

Il est également précisé : « En tant qu’association d’égalité des chances, Article 1 donnera la priorité dans ses mises en relations aux jeunes boursier.s et aux lycéen.ne.s d’établissements scolaires situés dans ou à proximité des quartiers politiques de la ville. Ce sont eux qui potentiellement peuvent le plus souffrir du confinement pour la réussite de leurs études. Nous donnons également la priorité aux enfants des personnels de santé et des travailleurs qui sont en première ligne pour gérer la crise sanitaire et la continuité des services. Ils ont peu de temps pour accompagner les études de leurs enfants. Dans la mesure du possible, néanmoins, nous essaierons de répondre au maximum de demandes pour contribuer à la continuité éducative d’un maximum de jeunes, grâce à la mobilisation des volontaires étudiants et professionnels. »

Pour sympathique et utile que soit la démarche, certains se questionnent déjà sur son bien-fondé. Une présidente d’association vénissiane nous écrit : « L‘associatif doit-il vraiment prendre le relais des institutions ? Est-ce aux particuliers de gérer ce genre de chose, ou est-il de notre devoir de nous y opposer et de demander aux institutions de prendre de réelles mesures (reporter les cours afin que tous aient le même enseignement)  ? Et en même temps, dans l’urgence, que faire d’autre que tenter de colmater les failles ? »

À cela, d’autres répondront que le soutien scolaire a toujours existé parallèlement aux cours de l’Éducation nationale. Et il est vrai qu’en période de crise, il convient de parer au plus urgent.

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