Pas si simple, le confinement des bouts de chou !

Deux semaines que le confinement a débuté. Une situation pas toujours facile à gérer pour les parents… Comment font Marie et Perrine ? 

Marie et Perrine sont les fières mamans de Jules (2 ans et demi) et de Romane (3 ans et demi). Elles ne manquent pas d’imagination pour occuper leurs petits. Heureusement, car entre les conseils délivrés par les professionnels et la réalité, il y a souvent plus qu’un pas à franchir.

Le problème pour les deux enfants ? La soudaineté de la rupture avec leur quotidien habituel. Le 13 mars, Jules quittait la crèche, et Romane la petite section de maternelle. Il y a d’abord eu le temps de l’explication : « on ne va plus pouvoir sortir, un méchant microbe circule, on ne le voit pas mais il est dangereux ».

Une fois les explications posées, place aux planning. Perrine raconte : “la première semaine, j’ai mis en place un emploi du temps assez précis, avec des horaires, mais ça n’a  pas fonctionné. Romane n’a pas toujours eu envie de participer ce que je lui proposais”. Aujourd’hui elle a changé d’option : les activités se suivent mais sans horaire précis : pâte à modeler, peinture, collage, coloriage, découpage, puzzles, jeux de construction, déguisement, danse, yoga, cuisine, lecture etc, etc … Sans oublier les activités scolaires ! “Le maître de Romane nous a donné des fiches. On photographie l’activité réalisée, on lui envoie, et il devrait en parler en classe”.

Pour Jules, plus jeune, pas de travail ! “Il aime bien cuisiner avec moi, nous faisons des gâteaux régulièrement, témoigne Marie. Comme Romane, il lit dessine, colorie, joue avec ses voitures, son train… « J’organise également des temps calmes pour tenter de canaliser son énergie. De temps en temps, il est sur son lit, avec son doudou, il ne fait strictement rien. Je le laisse rêver !

Mais comme tous les enfants, Jules et Romane aiment bouger.  “Nous avons la chance d’avoir un jardin, ce qui permet à Jules de se fatiguer ! Romane, elle, s’aère dans le jardin de la résidence où elle vit ou sur la grande place en face de chez elle. ‘ »Mais c’est difficile de lui faire comprendre que le temps est plus limité que d’habitude ». Le soir, autre « sortie » rituelle : à 20 heures, avec ses parents, elle applaudit sur son balcon le personnel soignant !

Vivent les réseaux sociaux

Les deux enfants communiquent avec leurs grands-parents et leurs proches par Internet. Jules est en lien trois fois par jour avec eux :  “nous avons mis en place des rituels : le matin après le réveil, dans l’après-midi et le soir. On essaie de se retrouver au moment du dîner, et nous partageons le repas à distance”.  Le grand-père de Romane lui lit une histoire chaque soir. Et sa tante Emilie, illustratrice, lui a même proposé un atelier dessin via l’écran. Une présence devant les écrans que les parents essaient de limiter, mais ce n’est (déjà !) pas simple. Parlez-en à des parents d’ados…

Au fil du confinement, les parents remarquent un changement d’attitude chez leurs enfants : “Jules réclame ses amis de la crèche ainsi que les adultes qui l’accompagnent”. Et l’école manque à Romane. « L’autre matin nous sommes allés dire bonjour au groupe scolaire, elle veut voir son maître, ses amis...”

Tous les deux présentent des signes en commun : ils sont collés à leur mère. Jules lui demande régulièrement si elle va bien, si elle n’a mal nulle part. Même chose pour Romane. Les pédopsychiatres observent également que pendant ce confinement, les enfants de moins de six ans ont plus peur d’être seuls, certains font plus de cauchemars, perdent de l’appétit et sont davantage irritables. Comment cette période si spéciale ne les affecteraient-elle pas ?

Et chez vous, comment ça se passe ? N’hésitez pas à raconter votre quotidien avec vos bouts de chou dans les commentaires ci-dessous !

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