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Maternelle Joliot-Curie : l’imagination au pouvoir

Sur le thème du jardin imaginaire, l’artiste Azzouz Seffari a initié avec six classes de la maternelle Joliot-Curie une installation éphémère du plus joli effet.

« C’est très joli. » Voici sans doute l’expression la plus entendue le 16 décembre dernier, alors que les parents venaient admirer l’œuvre de leurs enfants. Sous la houlette d’Azzouz Seffari, l’un des artistes des ateliers Henri-Matisse, six classes de grandes et moyennes sections de la maternelle Joliot-Curie (des enfants de 4 à 6 ans) ont conçu un jardin imaginaire qui s’étendait sur toute une salle. Six enseignants ont pris en charge le projet : Audrey, Aline, Christelle, Mathilde, Marie-Anne et Rémi, secondés par deux stagiaires, Mathilde et Laurine.

Marie-Anne, qui officie dans une classe de moyens-grands, précise les effectifs : « Il y avait quatre classes de moyens-grands, une classe de moyens et une classe de petits-moyens, dans laquelle seuls les moyens ont participé. C’est la deuxième année qu’Azzouz intervient dans nos classes. Il apporte énormément aux enfants. L’an dernier, il leur avait fait travailler l’argile et, cette année, les matériaux naturels. »

Le lien s’est automatiquement fait avec un autre projet concernant le jardinage et mené par Alain Gervais, président du centre social du Moulin-à-Vent. « Je leur parle de fruits et de légumes, je partage mes connaissances à raison de deux fois par semaine ». Lui aussi était d’ailleurs venu voir les prouesses des enfants : au milieu de la salle, un tas de terre d’où émergent plusieurs branches retravaillées à l’aide de plâtre, de papier mâché et de peinture. Tout autour, en cercles concentriques, des séries de dessins et peintures.

« Les enfants ont utilisé plein de choses différentes, reprend Marie-Anne : de l’encre de Chine, du feutre, de la peinture, de la colle, du papier mâché, du plâtre, beaucoup de matériaux qu’ils n’avaient pas l’habitude d’employer. Non seulement ils adorent Azzouz, mais cette expérience les ouvre aussi sur les arts visuels et leur apporte un vocabulaire plus spécifique. Le projet est fédérateur sur l’école. Nous aimerions bien recommencer l’an prochain. »

Venu à raison de trois fois par semaine, Azzouz prenait à chaque fois deux classes. « Je faisais verbaliser les enfants, pour qu’ils réfléchissent et qu’on puisse rebondir sur leurs idées. » Il désigne les dessins : « Chacun a transformé un arbre en ce qu’il voulait : maison, voiture, fusée, avion… Ils ont de l’imagination. »

L’exposition est restée visible quatre jours avant les vacances.

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