Face au manque de moyens, le ras-le-bol enseignant

À l’appel du SNUipp-FSU, plus d’une soixantaine d’enseignants du premier degré se sont réunis ce lundi 18 novembre devant la circonscription de l’Éducation nationale, avenue Georges-Lévy.

Tandis qu’une délégation était reçue en audience par les trois inspectrices (IEN) de Vénissieux dans les locaux de la circonscription nationale, à l’extérieur les enseignante(e)s expliquaient les motifs de ce rassemblement. « Notre mobilisation a commencé suite au suicide de Christine Renon, directrice d’école dans la région parisienne, rappelaient Thomas, Mathilde et Marina, en poste dans les groupes scolaires Louis Pergaud et Centre. Nous sommes nombreux à dire haut et fort « plus jamais ça ». Rien n’a été acté pour améliorer nos conditions de travail de plus en plus difficiles. »

Très concrètement, les professeurs des écoles exigent la revalorisation de leur salaire et davantage de moyens humains et matériels. « Nous souhaitons également de vraies formations pour l’accueil des enfants handicapés qui, parfois, n’ont même pas d’auxiliaire de vie scolaire (AVS), alors que les parents ont fait toutes les démarches nécessaires. » Autre source de colère : le nombre d’écoliers par classe. « Nous sommes en REP + et nous avons parfois  27 ou 28 élèves en CE2. Or ces gamins ont été habitués à être 12 en CP et CE1. Nous attendons des mesures concrètes pour améliorer le quotidien dans nos écoles. »

Par ailleurs, le SNUipp-FSU lance un « Observatoire du métier enseignant » au niveau national pour donner la parole à celles et à ceux qui font l’école au quotidien. Le syndicat majoritaire du premier degré entend ainsi « mettre sur la place publique la réalité de l’exercice du métier dans les écoles de France ».

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