Du nouveau à la rentrée

Après deux mois de vacances, plus de 15 000 Vénissians reprennent le chemin de l’école ce 2 septembre. Une rentrée 2019 marquée par plusieurs nouveautés, à commencer par le retour à la semaine de quatre jours en maternelle et primaire.

Rose rentre en petite section de maternelle le 2 septembre prochain. Aucune inquiétude pour cette petite fille qui a été à la crèche pendant deux ans et demi et qui a pris l’habitude d’aller chercher sa sœur aînée au groupe scolaire Parilly. « Notre fille est plutôt zen et nous ne la stressons aucunement. En tout cas nous faisons tout pour ne pas lui communiquer notre appréhension. C’est toujours une étape importante une première rentrée, pour l’enfant comme pour les parents », avoue sa maman, Sarah, venue « s’aérer » en ce jour de juillet au centre nautique intercommunal.

Comme Rose, ils seront 4 220 à reprendre le chemin de l’école maternelle contre 4 176 l’an dernier. En élémentaire, ils seront 5 150 à faire leur rentrée contre 5 126 l’an dernier. « L’effectif est plutôt stable, à ce jour, indique Véronique Callut, adjointe en charge des affaires scolaires. Pour avoir les chiffres définitifs il faudra attendre fin septembre. Chaque année en effet nous avons des inscriptions tardives. »

Pour pouvoir accueillir tous les enfants, des ouvertures de classes ont été officialisées à l’occasion du dernier Conseil départemental de l’Éducation nationale, qui s’est tenu au rectorat en juin dernier. En maternelle, trois nouvelles classes sont annoncées à Joliot-Curie, Gabriel-Péri et Charréard. Pasteur et Charles-Perrault pourraient également bénéficier d’une ouverture. La décision sera confirmée ou infirmée le jour de la rentrée, après le passage de l’inspectrice de l’Éducation nationale.

Dédoublement de l’ensemble des CE1

Coté élémentaire, le dédoublement des CP en REP + et REP et des CE1 en REP + est étendu cette année à l’ensemble des CE1 en REP. « Au total, nous ouvrirons entre 23 et 25 classes entre le CP et le CE2 tous niveaux confondus, précise Véronique Callut. Rappelons que pour les classes de CP et CE1, nous avions le choix de créer de petites salles pouvant accueillir chacune un groupe de 12 élèves, de loger 12 écoliers dans une salle de taille standard, ou d’opter pour le co-enseignement, c’est-à-dire 24 élèves dans une même classe avec deux enseignants. Le choix entre ces trois solutions a été effectué pour chaque groupe scolaire avec les inspectrices et validé par le Directeur académique des services de l’Éducation nationale (DASEN). »

L’élue considère que le dédoublement va dans le bon sens. « Certaines directions de groupe scolaire nous ont fait remonter l’information précisant qu’en CP des écoliers savaient tous lire aux vacances de Noël. Nous avons un bon retour des enseignants ». Elle s’interroge tout de même sur le passage en CE2 des enfants, « quand ils vont se retrouver en grand groupe classe ». L’adjointe souligne également les difficultés de mise en place de cette mesure : « On crée des classes, on fait des travaux pour accueillir enfants et profs, mais sans obtenir aucun moyen financier supplémentaire. Or, nous avons créé environ 70 classes depuis la rentrée 2017, rien que pour ce dispositif ! »

Davantage de menus végétariens

Autre nouveauté de cette rentrée, l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire à trois ans contre six actuellement. Actuellement, en France, 97,6 % des enfants âgés de trois ans sont déjà scolarisés et quasiment 100 % des enfants de 4 et 5 ans. La mesure ne concernera donc que 26 000 enfants de trois ans sur l’ensemble du territoire selon le ministère. « À Vénissieux, souligne Véronique Callut, tous les groupes scolaires proposent déjà la scolarité aux enfants dès deux ans. L’an dernier, nous avions 648 élèves scolarisés en TPS (toute petite section), ce qui représente près de 16 % des effectifs de maternelle. Quant aux enfants de trois ans, ils sont tous scolarisés. »

L’ouverture de la nouvelle cuisine centrale au printemps dernier va également introduire des changements dans l’alimentation proposée aux petits écoliers. La restauration scolaire proposera davantage de menus végétariens aux enfants. « Les recommandations des médecins et diététiciens pour une alimentation saine, durable et accessible à tous, intégrées à la loi Egalim, seront suivies par la restauration collective », avait annoncé le maire à l’occasion de l’inauguration du nouvel équipement au mois de mars. Concrètement, cela se traduira par l’instauration d’un menu végétarien par semaine, pour tous, en plus d’une alternative végétarienne à l’élément carné.

Quatre jours par semaine

Mais la grande nouveauté de cette rentrée est évidemment le retour à la semaine de quatre jours, après cinq ans au rythme de quatre jours et demi. L’école le mercredi matin, c’est fini. Les parents d’élèves des écoles maternelles et élémentaires publiques de Vénissieux se sont prononcés en octobre dernier à une très large majorité (76,29 %) en faveur du retour aux quatre jours dès septembre 2019.

Concrètement, cela entraîne un allongement du temps scolaire les lundi, mardi, jeudi et vendredi : de 8h30 à 11h30 le matin et de 13h45 à 16h45 l’après-midi. Seule exception : l’école maternelle du Clos-Verger qui accueille et libère les enfants un quart d’heure plus tôt le matin et l’après-midi (8h15/11h15-13h30/16h30) pour permettre aux parents de déposer et récupérer leurs enfants scolarisés en élémentaire à Parilly.

« La durée des activités périscolaires est réduite, indique Véronique Callut, adjointe en charge de l’Éducation. Désormais elles sont organisées de 16h45 à 18 heures dans les maisons de l’enfance et les annexes qui ont été maintenues. Un accueil périscolaire de 360 places en soirée dans les gymnases municipaux est également proposé. Le mercredi matin, 164 places ont été créées pour des activités culturelles et 60 places pour les animations sportives. »

La pause méridienne est maintenue de 11h30 à 13h45. « Le temps de cantine est de 30 minutes à table. Il est important que les enfants puissent se poser avant de participer à des activités jusqu’à la reprise des cours », précise l’élue.

Le retour aux quatre jours a fait perdre à la commune la participation financière de l’État, un fonds de soutien annuel de 800 000 euros, destiné à compenser en partie les frais supplémentaires du périscolaire. « Malgré la perte de ce fonds de soutien, nous avons décidé de maintenir le dispositif actuel, insiste l’élue, c’est une question d’égalité sur tout le territoire de Vénissieux. Il s’agit d’un choix politique qui demande un effort de la Ville pour tenir le budget. »

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