En foot et futsal, le bateau vénissian tangue mais ne coule pas

Les footballeurs n’ont pas dit leur dernier mot pour accéder en Régionale 1

Les deux équipes seniors fanions de foot à 11 et de futsal, sont encore loin des objectifs affichés par les dirigeants vénissians en début de saison : l’accession en Régionale 1 pour la première, et le maintien en division 2, antichambre de l’élite, pour la seconde.

À quelques journées de la trêve, du côté de Vénissieux, les ballons ne tournent pas très rond, même si les deux formations seniors ont affiché, le 24 novembre, un sursaut d’orgueil. Large succès sur Gières (3-0) pour les footballeurs à onze, et victoire indiscutable (4 – 2) pour leurs compères de futsal face à Dijon.

L’équipe de foot à onze dirigée par Patrick Paillot, avec Bailly Ouraga en homme de terrain, a donc mis fin à une série de cinq matches sans succès, la dernière victoire remontait au 22 septembre face à Chavanay (2-0).

Y a-t-il le feu dans la demeure vénissiane ? Les rumeurs allaient bon train. Éviction de quelques joueurs, renforts d’autres pointures, un entraîneur mis à pied ? “Avant d’annoncer quoi que ce soit, je préfère attendre fin décembre, s’exprimait à chaud Nordine Kari, manageur sportif du club. On aura ainsi joué onze matches, on sera pile poil à mi-parcours.”

Et qui nous dit que la formation pensionnaire du stade Laurent-Gérin ne va pas terminer l’année sur les chapeaux de roues – ce que nous a confiés le président Jean-Pierre Chaix (voir ci-dessous) – et endosser par là même le maillot de prétendant à l’accession ? La mission s’annonce délicate sachant qu’une seule équipe pourra accéder en Régionale 1 l’an prochain, et que Valence et Veauches, 21 et 20 points, ont pris leurs distances avec le club vénissian qui pointe déjà à 9 et 10 longueurs.

Constat plus amer pour l’équipe de futsal de Vénissieux FC, qui après avoir aligné six défaites et un match nul depuis septembre, a donc signé, le 24 novembre, son premier succès aux dépens de Dijon-Clénay (4-2). Anecdote. Bloqués par les Gilets jaunes à Villefranche-sur-Saône, les Bourguignons ont dû escalader la barrière du péage et trouver des taxis pour se rendre au gymnase Anquetil !

Concernant les difficultés des Vénissians, Corentin Goujon, le jeune entraîneur de VFC y a été de son analyse. “On était dans la suite logique d’une précédente saison compliquée. On a perdu des joueurs de qualité, il a fallu reconstituer un groupe. Mais bon, on récupère quelques joueurs, on va s’accrocher pour tenter de se maintenir.”
Qu’est-ce qui fait qu’en l’espace d’une saison et demie, les “futsalleurs” vénissians soient tombés bien bas, avant-derniers et en position de relégable ? “On ne peut pas s’aligner sur les autres clubs, a détaillé Karim Leghrib, dirigeant vénissian. Certains peuvent compter sur des internationaux marocains, ou sur des expérimentés du futsal brésilien, d’autres sont capables d’offrir des salaires de 1500 euros, voire un emploi… Nous, on fait avec nos moyens. Il faut savoir que le déplacement en Corse, à Furiani le 8 décembre, va nous coûter les yeux de la tête, quelque 250 euros par personne sans compter hébergement et repas. C’est mathématique, pour le maintien, il va bien falloir aller gagner des rencontres.”


3 questions à Jean-Pierre Chaix, président de Vénissieux FC

Que vous inspirent les parcours des deux équipes de foot et futsal ? De la déception ?
– On n’a pas dit notre dernier mot. Un exemple : présenté comme favori indiscutable pour accéder à l’étage du dessus, Valence qui nous a battus à l’aller, a été défait par Veauches à la mi-novembre. En Régionale 2, nous sommes 4e, et je pense que l’accession est envisageable car tout va se jouer lors des matches retours. Il va falloir être plus conquérants.

Malgré un handicap de dix et onze points sur ces deux équipes, l’accession est donc jouable ?
– On a coutume de dire qu’après la trêve (du 15 décembre au 2 mars !), un deuxième championnat commence.

Et quid de votre équipe de futsal ?
– L’objectif de maintien en division 2 tient toujours. Regardez, elle vient d’obtenir son premier succès face à Dijon. Devant nous, les All Stars de Plaisance-du-Touch (Haute-Garonne) n’ont qu’une longueur d’avance, et Pfastatt, cinq. Soyons déterminés, on a vécu une intersaison délicate, des titulaires sont partis, un autre joueur cadre a des obligations professionnelles le samedi, jour de match. Heureusement, on commence à en récupérer quelques-uns. Donc pas question de verser dans un quelconque pessimisme.

 

Le maintien en division 2 de l’équipe de futsal est loin d’être acquis

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