Neuf millions d’euros pour le collège Triolet

S’il a bénéficié de travaux d’entretien, le collège Elsa-Triolet n’a jamais fait l’objet d’une rénovation profonde. La Métropole vient de voter un programme de neuf millions d’euros. Michèle Picard s’en félicite, mais alerte sur la situation du collège Aragon, où le besoin d’intervention est tout autant sinon plus urgent.

Le conseil de la Métropole a voté, le 5 novembre, un lourd programme de restructuration pour le collège Elsa-Triolet, construit en 1972. C’est peu dire que l’établissement de l’avenue de la Division-Leclerc, qui accueille 650 élèves, en a cruellement besoin. Hormis quelques locaux qui avaient bénéficié de travaux ces dernières années, tout ou presque doit être rénové et réorganisé : l’entrée, les portails et clôtures, le hall, une partie du rez-de-chaussée et des deux étages, les locaux enseignants, le foyer des élèves, des cages d’escaliers et des sanitaires… Sans oublier la finalisation de la mise aux normes pour l’accessibilité des personnes handicapées. Le budget nécessaire a été fixé à 7,6 millions d’euros pour cette opération.

À laquelle s’ajoutent des travaux qui seront réalisés en priorité sur les deux plateaux techniques des sections d’enseignement général adapté (SEGPA) pour un budget de 1,4 million d’euros. Au total, ce sont donc neuf millions d’euros qui vont être investis pour redonner une seconde jeunesse au collège Triolet. Le démarrage des premiers travaux est annoncé pour juin 2019.

Michèle Picard est intervenue devant ses collègues conseillers métropolitains pour se féliciter de cette décision, “d’autant que ce collège des Minguettes accueille une population scolaire particulièrement modeste”. Mais le maire a aussi attiré l’attention de l’assemblée sur le besoin urgent d’une rénovation du collège Aragon, l’un des plus anciens de Vénissieux, dans un quartier (Pasteur-Monery) qui augmente en population. “Voilà plus de dix ans que les enseignants, les parents et nous-mêmes, alertons sur la situation de cet établissement, a déclaré Michèle Picard. […] Le sentiment d’être délaissé grandit, nourrit le doute et la fuite vers le privé. Il devient incompréhensible, après tant d’alertes données par les uns et les autres, que rien ne soit fait.”

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