Un café, des emplois

Le 4 octobre, le premier café-contact de l’emploi vénissian s’est tenu au centre social Roger-Vailland. Une manifestation ouverte à tous, notamment aux personnes les plus éloignées de l’emploi.

Quelques chiffres
150 personnes reçues par 22 recruteurs
120 emplois à pourvoir
219 cafés-contacts organisés depuis 11 ans
20 000 candidats et 3 500 employeurs reçus
8 840 demandeurs d’emploi à Vénissieux (cat. A,B,C)

Permettre à tous les demandeurs d’emplois de rencontrer directement, autour d’un café, des entreprises qui recrutent réellement, tel était l’objectif du premier “Café-contact de l’emploi” qui se tenait le 4 octobre au centre social Roger-Vailland. Organisée par l’association Café-contact à la demande de Pôle emploi Vénissieux, la manifestation a réuni au moins 150 demandeurs d’emploi et 22 entreprises, pour 120 postes proposés.

“C’est un joli concept, explique Corinne Nicolas, directrice de Pôle emploi. Le principe, c’est de créer une manifestation conviviale hors les murs [de Pôle emploi]. Elle s’adresse notamment à des personnes qui n’ont pas nécessairement l’habitude de postuler. Elles peuvent venir avec ou sans CV. Et si nous sentons qu’elles éprouvent des difficultés à prendre contact avec les recruteurs, nous les aidons”. Puis de préciser que trois conseillères ont été affectées à l’opération, entre autres pour accompagner les plus timides. L’un d’eux, qui avait du mal à franchir le pas, a d’ailleurs obtenu rendez-vous le lendemain. En fait, pour la directrice, le message à faire passer est simple : “Soyez curieux, asseyez-vous. Des choses vont se dire, des contacts vont se nouer”.

Si le café-contact vénissian était le 219ème du nom, c’est que la formule a fait ses preuves depuis plus de onze ans au niveau national. “On ne fait venir que des entreprises qui veulent réellement embaucher. Celles qui font du ramassage de CV, elles ne viennent  pas chez nous !”, souligne Paul Landowski, son fondateur et directeur. C’est pour cela que les gens qui ne vont plus dans les salons de l’emploi classiques viennent chez nous. Le contact d’abord, le cv ensuite. On donne la priorité à l’humain”. À soixante ans, cet ancien chômeur – qui a changé dix fois de métier dans sa vie – sait de quoi il parle. Et met en avant un “taux de sortie positive” de 8 à 10% chez les 20 000 candidats reçus.

“Un CV c’est beaucoup trop froid”

Et les visiteurs ? La plupart semblaient conquis. “C’est intéressant, parce qu’on peut voir de vrais patrons, et quoi qu’il arrive on ne repart pas les mains vides, souligne Radia. La jeune femme assure repartir “avec de nouvelles pistes, des idées et même des contacts pour trouver un poste dans la logistique”. Musicien de profession, Vincent cherche un travail de préparateur de commande, mais accepterait volontiers autre chose. “C’est super, j’ai pris des contacts et je me suis documenté sur des métiers que je ne connaissais pas”, s’enthousiasme-t-il. Thérèse, pas encore la quarantaine, souhaiterait pour sa part un travail d’auxiliaire-puéricultrice. Les contacts ont été fructueux, assure-t-elle… Mais pour l’heure, elle se dirige plutôt vers un poste d’équipier polyvalent dans la restauration rapide. “Pour un poste d’auxiliaire-puéricultrice, il me faudrait une formation”. Christèle*, infirmière, apprécie aussi la méthode. “De par mon métier, j’ai le sens du relationnel […] Aujourd’hui, j’ai pu rencontrer des employeurs potentiels et montrer ce que je suis. Un CV, c’est beaucoup trop froid. D’ailleurs, deux entreprises doivent me rappeler, l’une pour un un entretien et l’autre pour une mise en situation”.

(*) Prénom d’emprunt

Note : plus d’informations sur www.cafecontactemploi.fr

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