Amine Noua dans la cour des grands

Dimanche dernier, malgré une défaite de l’ASVEL face à Levallois, il a été le meilleur de son équipe avec 18 points marqués. C’est une certitude, le Vénissian Amine Noua a franchi une étape cette saison, d’un pas de géant, bien aidé par ses 2,02 m. Et son immense talent.

En ce début de saison, et après une quizaine de matches de championnat, Amine a gagné ses galons de titulaire indiscutable, floqué de son numéro 12, celui d’ailier fort ou d’intérieur, comme aiment à le préciser les spécialistes de la discipline. Dès août dernier, l’entraîneur JD Jackson annonçait la couleur en faisant du Vénissian un des éléments clés de son groupe majeur. « Ces deux dernières saisons, après des passages contrariés par des blessures, notamment une année blanche suite à un genou en bataille suivi d’une opération du tendon rotulien, Amine a su progresser, écouter et travailler, il a su développer ses qualités physiques. »

Son comportement n’a d’ailleurs pas échappé à la vigilance du sélectionneur de l’équipe de France, Vincent Collet, qui l’a convoqué en novembre dernier pour faire partie du groupe des 17 joueurs appelés à rencontrer la Bosnie (20 novembre) et la Belgique (24 novembre), pour le début des qualifications au Mondial 2019. Certes, Amine n’a pas joué, se contentant d’essuyer le banc lors du match face à la Belgique. Coïncidence, durant ces deux matches de préparation, il a retrouvé Paul Lacombe, de 7 ans son aîné, un autre ancien Vénissian formé à l’ASVEL, passé par Strasbourg et désormais basketteur à Monaco, leader du championnat élite.

Un bonheur ne venant jamais seul, Amine a été retenu, le 29 décembre, par un jury spécialisé et le public qui pouvait voter pour désigner deux joueurs sur internet. Il a ainsi pris part au match « All Stars » opposant les meilleurs joueurs français aux meilleurs étrangers du championnat de France. Match remporté 181 à 175 par les Français, sous les yeux des 15 905 spectateurs de l’AccorHotels Aréna, l’ancien Palais omnisports de Paris Bercy.

Visiblement, comme il l’a confié sur le site internet du club villeurbannais, le Vénissian s’est bien amusé : « J’étais très fier d’être ici entouré des meilleurs basketteurs français et étrangers. Franchement, c’est un honneur et j’en ai profité au maximum. On a essayé de faire le spectacle, de faire les fous. On s’est quand même dit qu’il fallait le remporter pour avoir cette revanche (NDLR : l’an dernier, l’équipe des meilleurs étrangers du championnat l’avait emporté 130 à 129). Ça s’est très bien passé pour moi et je suis très fier de ce premier All Stars Game. On a une belle génération au niveau des jeunes. »

Et maintenant la constance

Outre le championnat, les sélections en équipes de France («en février, il y aura une deuxième série de matches de qualification pour le Mondial, cette fois-ci, j’espère jouer »), Amine est également engagé dans les différentes coupes. Le 3 janvier, en dépit d’une courte défaite à Kazan (88-84), les Villeurbannais ont frôlé l’entame parfaite dans le Top 16 de l’EuroCup. Et ils se sont imposés ce mercredi 10 janvier face aux Italies de Reggio Emilia.

Conscient des efforts qu’il lui faudra fournir pour rester à ce niveau, voire à l’améliorer, Amine Noua fait preuve d’une rare lucidité. « Le plus dur commence, je sais que pour jouer à ce niveau, il me faudra être constant, et c’est sur ce point que je veux concentrer toute mon énergie. J’ai encore pas mal de choses à apprendre, même en dehors du basket, notamment à respecter une hygiène de vie. »

Résidant sur Villeurbanne, à quelques foulées de l’Astroballe, Amine utilise encore les transports en commun… et la trottinette pour se rendre aux entraînements et aux matches à domicile. La veille des matches, afin d’éviter toute « dispersion », ses parents l’invitent à venir dormir à Vénissieux.

 

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