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Mea culpa : d’anciens cadres de Facebook tirent la sonnette d’alarme

Ils ont été à l’origine de l’ascension Facebook, qui revendique aujourd’hui 1,86 milliard d’utilisateurs mensuels actifs dans le monde. D’anciens cadres de Facebook expriment aujourd’hui publiquement leurs inquiétudes quant aux risques que ferait courir le réseau social à ses utilisateurs.

Mark Zuckerberg en 2009 – DR

Ils ont été à l’origine de l’ascension Facebook, qui revendique aujourd’hui 1,86 milliard d’utilisateurs mensuels actifs dans le monde. D’anciens cadres expriment aujourd’hui publiquement leurs inquiétudes quant aux risques que ferait courir leur « monstre » à ses utilisateurs.

Au début du mois, l’ancien vice-président en charge de la croissance, Chamath Palihapitiya, a ainsi assuré lors d’un débat avec des étudiants qu’il interdit à ses enfants d’utiliser « cette merde » (sic). Motif ? Selon lui, les réseaux sociaux « sapent les fondamentaux du comportement des gens ». « Je pense que nous avons créé des outils qui déchirent le tissu social », a-t-il avancé. Avant de s’adresser aux étudiants : « Vous ne le réalisez peut-être pas, mais vous êtes programmés ».

Début novembre, l’ancien président de Facebook, Sean Parker, avait lui aussi pris ses distances avec le réseau de Mark Zuckerberg. « Dieu seul sait ce que Facebook fait aux cerveaux de nos enfants », avait-il averti. Pour celui qui avait rejoint Facebook en 2004, le réseau social a pour but « d’exploiter les vulnérabilités de l’être humain ».

Facebook ne pourra pas non plus espérer un quelconque soutien de Loren Brichter. Ce dernier est pourtant l’inventeur du mécanisme « pull to refresh » (tirer pour rafraîchir), qui permet de mettre à jour le fil d’information d’un coup de pouce. « J’ai deux enfants aujourd’hui, et je regrette constamment les moments où je ne leur prête pas attention parce que je suis absorbé par mon smartphone », a-t-il reconnu début octobre dans un article du Guardian.

La rébellion a même gagné le créateur du bouton « J’aime », c’est dire. Dans le même article du Guardian, Justin Rosenstein qualifie son invention de « lumineux tintement de pseudo-plaisir ». Il explique avoir quitté le réseau Snapchat, qu’il compare à de l’héroïne, et avoir réduit son utilisation de Facebook. Et indique même avoir demandé à son assistant d’installer un système de contrôle parental sur son Iphone, pour l’empêcher d’installer des applications.

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