Conseil de quartier Parilly : sécurité et circulation inquiètent les habitants

Une soixantaine d’habitants a participé le 24 octobre à l’assemblée générale du conseil de quartier Parilly. Comme l’an dernier, les débats ont été dominés par les problématiques liées à la circulation et au stationnement. Mais la question de la sécurité a fait son apparition dans les préoccupations des habitants.

Un habitant de la cité Joseph-Muntz, située entre les avenues Berliet et Charles-de-Gaulle, évoque ainsi des problèmes de délinquance et d’incivilités. « Allez voir ce qui se passe dans la cité Joseph-Muntz, ne serait-ce qu’une après-midi », lance-t-il. « Les problèmes, on les connaît, lui répond Abdel Boulaouinat, directeur de l’agence locale de Lyon Métropole Habitat (LMH), qui gère la résidence. Il y a trois problématiques majeures : le stationnement avec le portail vandalisé quasiment tous les jours, des problèmes de squats, et des soucis d’incivilité et de propreté. Nous y travaillons quasiment au jour-le-jour avec la police nationale, la police municipale et madame le Maire. C’est un travail de longue haleine. » Le maire, Michèle Picard, lui emboite le pas : « Je réunis en effet les services de police et le bailleur tous les mois […] Il est toujours très long de résoudre les problèmes de stupéfiants. Il y a un très long travail d’enquête. Et quand un réseau est démantelé, la semaine suivante, un autre voit le jour. C’est toujours long, mais on y arrive. » Évoquant le problème des squats, l’élue rappelle que « nous sommes dans un état de droit », et que, « tant qu’aucune infraction n’est relevée, on peut les faire partir, mais ils reviendront. Cela dit, chaque fois qu’une interpellation est possible, la police fait le nécessaire ».

Un autre habitant soulève le problème du stationnement : « J’habite le quartier de Parilly depuis que je suis né. Il a subi un véritable boom démographique, et il est de plus en plus difficile de s’y garer. Des aménagements sont-ils prévus ? ».  « Il n’y a pas de grands parkings prévus pour l’instant », indique Sandrine Perrier, adjointe à la voirie et aux déplacements. Avant de cviter une étude récente, « qui montre qu’il est encore tout à fait possible de trouver une place à Vénissieux », mais que « certains stationnements privés sont utilisés pour du stockage ». Et de conclure : « Il faudra peut-être changer des habitudes, quitte à se garer à 200 mètres de chez soi ». Répondant à un participant qui arguait du droit de chacun à utiliser son espace privé comme bon lui semble, le maire a observé que « si tout le monde se sert de son garage comme d’une cave, tous les véhicules vont se retrouver sur la voie publique. Il faudra alors faire comme les autres villes, adopter le principe du stationnement payant, afin que les gens partagent l’espace public ». Michèle Picard a par ailleurs annoncé avoir demandé à Leroy-Merlin et Ikéa, qui vont s’installer en 2018 au Puisoz, de mutualiser leurs parkings avec les habitants, par exemple la nuit. « Ils y travaillent », assure l’élue.

Certains riverains se montrent aussi inquiets de la vitesse des automobilistes. « Maman depuis peu, je me rends compte des difficultés qu’il y a à traverser le boulevard Marcel-Sembat. Régulièrement, je me trouve au milieu du passage piéton, et les voitures ne s’arrêtent jamais ! Elles accélèrent dès le passage du feu rouge pour rejoindre le périphérique. » Et de pointer l’inefficacité, selon elle, des ralentisseurs présents sur cette voirie : « les voitures les contournent et montent sur le trottoir », regrette-t-elle. Sandrine Perrier, qui reconnait que le passage piéton n’est pas respecté, précise que « grâce au projet du Puisoz, le carrefour bénéficiera prochainement de feux tricolores ». Tandis que Michèle Picard met en avant la politique municipale de vidéo-verbalisation. « Depuis le 1er juin, 448 procès verbaux ont été établis pour des infractions liées à la conduite et à la circulation… dont 334 sur le non-respect du feu rouge ». Mais c’est bien le stationnement qui détient la palme des infractions, avec un total de 2285 procès verbaux, précise-t-elle.

Fibre optique : une réunion d’information en préparation

C’est l’une des questions récurrentes dans les assemblées générales des conseils de quartier. « A quand la fibre ? Que faut-il faire pour l’obtenir ? », s’interrogent en cœur les habitants. Et c’est généralement Pierre-Alain Millet, adjoint au logement, au développement durable et aux énergies, qui répond. « Ce sont des opérateurs privés qui se chargent de l’installation dans les rues. Charge ensuite aux propriétaires de se manifester auprès d’eux », a-t-il indiqué lors de la réunion.
A Vénissieux, c’est Orange qui supervise les travaux. L’opérateur s’est engagé à achever la couverture de la commune d’ici fin 2018. Mais SFR et Free peuvent utiliser leurs installations pour le compte de leurs propres clients.
Pierre-Alain Millet a en outre annoncé qu’une réunion publique avec les opérateurs – peu prompts à communiquer selon lui – était en préparation, afin d’informer les habitants de l’avancement des travaux.

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