Charte de coopération Ville-entreprises : le cap des 100 signataires est atteint

Le 5 octobre, 75 nouvelles enseignes ont apposé leur griffe au bas de la Charte de coopération Ville-entreprises, dont le but est notamment de “favoriser l’emploi, la formation, la découverte des métiers et l’apprentissage” sur le territoire de la commune.

12 000 emplois. C’est ce que pèsent désormais les entreprises signataires de la Charte de coopération Ville-entreprises. Elles n’étaient qu’une dizaine en 2014, avant de passer à 25 en 2015. Elles ont été rejointes le 5 octobre par 75 nouvelles enseignes pour atteindre la centaine. La Municipalité avait convié l’intégralité des participants à une cérémonie officielle à la salle Joliot-Curie.

Avec cette charte, Ville et entreprises s’engagent à œuvrer ensemble autour de plusieurs thématiques comme l’urbanisme, le cadre de vie, l’habitat ou le logement. Mais c’est bien sur l’emploi, la formation, la découverte des métiers et l’apprentissage que portent les priorités. Depuis juin 2015, une centaine de demandeurs d’emploi — jeunes de la Mission locale, stagiaires du CERTA (*), femmes suivies par le CDIFF (**) — ont été accueillis lors de visites d’entreprises. Une soixantaine d’autres ont participé à des simulations d’entretiens d’embauche, organisées par des signataires de la charte. Une liste de cinquante sociétés, mobilisables pour accueillir des élèves de 3e dans le cadre de leur stage obligatoire, vient de voir le jour. Quant à la Journée vénissiane des métiers et de l’emploi, elle a regroupé en mars dernier une quarantaine d’entreprises, toutes signataires.

La liste n’est pas exhaustive : “Depuis deux ans, les entreprises ont participé à plus de quarante actions organisées par la Ville et des partenaires locaux”, a rappelé le maire, Michèle Picard.

Dans une ville qui compte 8 000 demandeurs d’emploi, et dont le taux de chômage flirte avec les 40 % dans certains quartiers, ces initiatives sont indispensables, même si l’emploi relève de la compétence de l’État. Pour le maire, il s’agit de “rendre attractifs nos territoires, d’offrir des opportunités au bassin d’emploi local, et notamment aux jeunes”, mais aussi de “booster les entreprises vénissianes, grâce à nos investissements publics et nos grands projets d’aménagement, comme le programme moteur du Grand Parilly”.

Djil Ben Mabrouk, adjoint à l’emploi et au développement économique et commercial, a tenu en outre à rendre hommage à la fois aux entrepreneurs et aux services de la Ville : “La mise en place de cette charte a demandé beaucoup de temps et d’énergie […] Lors de mes visites dans les entreprises, j’ai rencontré des hommes et des femmes très impliqués, très volontaires, qui nous ont ouvert leurs portes. Certains d’entre eux, en expliquant leurs métiers, ouvrent aussi d’autres horizons aux Vénissians.”

Et Michèle Picard de conclure : “Nous avons créé un réseau local d’entreprises fort, qui met en place des actions territoriales autour de l’emploi, la découverte des métiers, l’urbanisme, le cadre de vie, le logement. Il faut rapprocher les territoires et les populations, notamment les jeunes, du marché du travail. Il faut créer des passerelles, entre les chefs d’entreprise et la ville, sous une forme de contrat partenarial et civique. Et c’est ce que cette charte renforce.”

(*) CERTA : Centre régional des techniques avancées, centre de formation vénissian
(**) CDIFF : Centre d’information sur les droits des femmes et familles

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