Vénissy, nouveau poumon du Plateau

Lancée en 2005, la Zone d’aménagement concerté (ZAC) de Vénissy est en passe de devenir le poumon économique du plateau des Minguettes. Le 21 septembre, élus, commerçants et habitants ont inauguré les nouveaux commerces du quartier. Retour sur l’un des chantiers emblématiques de la Ville, dont les origines remontent au milieu des années 1990.

Le 21 septembre, le quartier de Vénissy était en fête pour inaugurer ses nouveaux commerces. C’est la Société d’équipement et d’aménagement du Rhône et de Lyon (SERL), en charge de la réalisation de la Zone d’aménagement concerté (ZAC), qui organisait la manifestation en partenariat avec la Ville et les commerçants locaux. Au programme : une tombola, des animations, de la bonne humeur. Et un constat unanime : le renouveau du Plateau, c’est du concret.

« Certains ont le sentiment d’avoir vu naître sous leurs yeux un nouveau quartier, tant le changement a été profond. D’autres préfèrent le terme de transformation pour que l’histoire de ces lieux reste. « Métamorphose » me paraît résumer ce qui s’est passé ici », s’est félicité le maire, Michèle Picard, pour qui ce nouveau pôle commercial de Vénissy est « un signe de plus, un marqueur positif, une nouvelle étape dans l’évolution des Minguettes qui a débuté depuis plus de 30 ans ».

Pour Michel Le Faou, vice-président de la Métropole de Lyon en charge de l’urbanisme, du renouvellement urbain, de l’habitat et du cadre de vie, cette opération démontre « que des quartiers que l’on pouvait considérer comme relégués à la périphérie de la ville ont pu bénéficier d’une seconde chance, grâce à la construction d’ensembles immobiliers au goût du jour et d’espaces publics de qualité ».

Retour au milieu des années 1990. À cette époque, le centre commercial de Vénissy, construit 25 ans plus tôt, est à bout de souffle. Malgré quelques opérations de réhabilitation, la fréquentation baisse, des commerces ferment, et la galerie marchande est le lieu de trafics divers. Le Grand Lyon, l’État et la Ville se lancent alors dans une patiente politique de rachat des garages et des locaux commerciaux, en vue d’engager une lourde opération de démolition-reconstruction. En 2005, la ZAC de Vénissy est créée. En 2008, la réalisation du projet est confiée à la SERL par le Grand Lyon. Et en 2010, un centre commercial provisoire se met en place au pied du château d’eau pour continuer à faire vivre l’activité durant les travaux. « Il sera détruit à terme », annonce Idir Boumertit, adjoint au maire en charge du Grand projet de ville.

Une longue histoire…

« À l’époque de l’ancienne galerie marchande, nous disposions d’un certain nombre de commerces, mais leur qualité s’est dégradée au fil du temps, se souvient Idir Boumertit. L’idée de cette ZAC, c’était de s’assurer, en collaboration avec la SERL, que les commerces aient les reins solides, qu’ils portent une offre de qualité, et qu’ils prennent en compte le pouvoir d’achat des habitants. » L’offre immobilière à l’échelle de la ZAC a donc été conçue pour accueillir autant de locataires que de propriétaires. Ces derniers bénéficiant d’une accession abordable et sécurisée à la propriété.

L’îlot A a été livré au printemps 2014. Le bâtiment, situé le long de l’avenue Jean-Cagne, comprend 71 logements locatifs sociaux gérés par le bailleur Lyon Métropole Habitat, et 16 autres en accession à la propriété. Au rez-de-chaussée, ses 3 000 m2 de surface commerciale ont vu l’arrivée du supermarché Casino et de son parking de 90 places, d’un salon de beauté, d’une auto-école et d’une agence de voyages. Avant que, fin octobre 2016, l’espace de coworking « La cocotte » n’ouvre également ses portes sur l’avenue Jean-Cagne. Entre-temps, en novembre 2015, le pôle médical et sa petite dizaine de praticiens avaient élu domicile dans un espace de 700 m2.
L’îlot B est désormais terminé. Situé de l’autre côté de la place centrale, il intègre 50 logements locatifs sociaux (bailleur 3F), 20 autres en locatif intermédiaire (bailleur privé SNI), et une trentaine en accession à la propriété. Un opticien audioprothésiste s’est installé en février dernier, suivi en avril par une boulangerie-pâtisserie, un prestataire de services liés aux cartes grises et un laboratoire d’analyses médicales. Ils seront rejoints par un bureau de tabac et un boucher avant la fin de l’année, et par un cabinet dentaire début 2018. Ouverture prochaine également d’une boutique multimédia. Une pharmacie et un bureau de Poste doivent s’installer en 2021.

On attend aussi l’arrivée à terme d’autres commerces et services, notamment ceux d’une brasserie et d’une banque. En tout, 1 850 m2 seront affectés aux commerces dans cet îlot.

Une fois ces dossiers menés à terme, le quartier n’aura pas terminé sa mue. Il faudra attendre la livraison des futurs îlots C et D, pour voir le visage définitif de Venissy. L’îlot C comprendra 40 à 50 logements locatifs sociaux et 40 à 50 logements privés, en accession à la propriété et/ou en locatif libre. 1 200 m2 seront réservés pour les commerces en rez-de-chaussée. Quant à l’îlot D, il pourrait être livré courant 2019, et sera composé de 24 logements locatifs intermédiaires (Foncière Logement), épaulés par 1 300 m2 de locaux pour l’activité économique.

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