École Anatole-France : petites mains pour le Bénin

Lorsqu’on est fier de ce que l’on fait, on a envie d’en parler. Amusez-vous alors à questionner la classe de CM1 de Marion Lécuyer, à l’école Anatole-France, sur son action de solidarité avec le Bénin. Une forêt de doigts se lève, chacun veut raconter le pourquoi du comment, dire ce qu’il sait du pays et de l’action menée par l’école. Tous ravis d’apporter un témoignage, tous heureux d’avoir participé au projet.

En relation avec l’antenne française de DAPI (Dispensaire ami des prisonniers et des indigents), une ONG béninoise qui s’occupe du sort des prisonniers et de leur famille, Marion Lécuyer a pu se rendre dans le pays pour rencontrer les enfants des prisonniers, tous logés dans un internat. Elle a ramené à Vénissieux des photos et les noms des quelque 70 internes et a mis en place une correspondance avec six classes de l’école Anatole-France : deux CM1, deux CM1/CM2 et deux CM2, soit 150 élèves.

Les petits Vénissians se sont ensuite inscrits à des ateliers créatifs afin de vendre, lors d’un marché de la création qui s’est tenu à l’école ce 5 mai, les objets fabriqués : des boîtes à bijoux, des crocodiles en perles et des bracelets brésiliens aux couleurs du drapeau béninois, des porte-clefs avec des animaux, des sacs en toile — un côté fait par les Vénissians et l’autre par les Béninois —, des jeux, des mobiles en origami… Le total des recettes a été récupéré par la présidente de DAPI France qui, une fois au Bénin, achètera sur place de l’alimentation pour les enfants.

Qu’ont donc appris les élèves français sur les enfants béninois ? « Ils ne vivent pas dans les mêmes conditions que nous et sont à quinze dans un dortoir. Ils ont un accès limité à l’électricité et aussi à l’eau potable, ce qui oblige à construire des citernes. Ils sont contents de correspondre avec nous, pour voir comment on vit et inversement. Chez eux, l’école n’est pas pareille qu’ici, par rapport au niveau et à l’âge. Ils mangent deux fois par jour, à 10 heures et 18 heures : du gari, du manioc, du maïs… Dans l’internat, les plus grands s’occupent des petits et lavent le linge dans des bassines. Les murs de leurs classes sont en carton et le toit est en tôle. Nous, à l’école, on nous donne des cahiers et des manuels scolaires, eux doivent les acheter. C’est cher, même l’uniforme est payant et très peu vont au collège… »

La maîtresse espère bien pouvoir poursuivre ce projet, déjà testé l’année précédente. « Tous les élèves sont très touchés par ce qu’ils font. Ce serait bien de le refaire l’an prochain. »

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