La récolte de bonheur du Jardin de l’envol

Jardin de l'envol. Pique nique annuel
Parmi la cinquantaine de personnes venues participer à ce moment convivial, le maire, Michèle Picard, et plusieurs de ses adjoint(e)s : Idir Boumertit, Andrée Loscos, Jean-Maurice Gautin et Abdelhak Fadly, ainsi que le directeur de service des Espaces verts municipaux, Philippe Laurent.

 

Douze poules, trois ruches, deux chats, des tomates vertes et des haricots rouges, quatre brouettes, une tonnelle… Pas de raton laveur comme dans l’inventaire de Prévert, mais des Vénissians à la main verte, heureux et fiers de faire pousser ensemble leurs légumes et leurs projets de vie. Le Jardin de l’envol, c’est tout ça.
Le 7 juillet à midi avait lieu le pique-nique annuel du « jardin collectif d’insertion sociale » de Vénissieux. Implanté en bas du coteau Est du plateau des Minguettes, en dessous de l’école Charles-Perrault et du Lycée Jacques-Brel, sur un terrain appartenant à la Ville et géré par l’association Le Passe-Jardin, il s’étend sur 2.500 m2, dont la moitié est travaillée. Toute l’année, en toutes saisons, une trentaine de personnes font vivre ce lieu où l’on cultive le lien social et les salades sur un terreau de solidarité.

Onze ans déjà
Jardin nourricier avant tout, il produit bon an mal an deux tonnes de fruits et légumes, une récolte mise en commun et partagée chaque vendredi. Ses membres sont des personnes isolées, qui vivent chez elles ou en foyer, et que l’aventure potagère aide à se reconstruire autour d’un projet collectif. Les jardiniers y viennent trois matinées par semaine. « On n’est pas seul, chacun amène ses compétences, explique Silvie Minot, animatrice du lieu. On décide et on construit ensemble, du plan de culture à la récolte, en passant par les semis, l’entretien, l’arrosage… Il y a 11 ans, les élus de Vénissieux ont pensé qu’un jardin partagé au cœur de la ville pouvait être un bon support d’animation et d’insertion sociale. Une initiative visionnaire et un engagement politique fort, toujours soutenus par la Ville, et merveilleusement utile ! » Pour le maire de Vénissieux, Michèle Picard, « la solidarité, le partage et la convivialité qui animent ce jardin font que c’est toujours un plaisir de s’y rendre. Il participe à l’épanouissement personnel de ses occupants. Il est, pour eux, essentiel. »

Momo s’est envolé
Lors d’un hommage improvisé, chacun s’est souvenu de Maurice, l’un des piliers des lieux, décédé le 5 juillet. « Momo s’est envolé mardi dernier, à l’âge de 73 ans. On ne pourra jamais oublier son air d’oiseau tombé du nid et son éternelle casquette, raconte Silvie Minot. A la fois bougon et charmeur, il était apprécié de tous. C’était un jardinier avisé et un bricoleur astucieux, adepte de la récup’ bien avant que ça ne soit à la mode. Il avait l’esprit de partage. Il ne possédait presque rien mais il aurait donné sa chemise pour aider quelqu’un. C’était notre vieux à tous, il va nous manquer. »

Posté devant des rangs de courges et de tomates, chapeau planté de guingois sur sa tête, l’épouvantail souriant du Jardin ne fait pas grand peur aux merles du coin. Mais est-ce bien sa fonction, après tout ? Ouvrant tout grand ses bras de paille, il est le symbole parfait de ce lieu si accueillant.


Le samedi 30 juillet, de 14 à 17 heures, l’association Oyenga Simy-Flo (OSF) et le Jardin de l’envol organisent une après-midi conviviale. Venez nombreux ! Contact : Simone Fouda au 06 17 94 48 76.

 

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