La fin programmée de l’usine de composants diesel Robert Bosch

Usine Bosch de Vénissieux

Dans un an, en mars 2017, la production de composants pour les pompes diesel « en ligne » aura cessé à Bosch Vénissieux. C’est ce qu’est venu dire Heiko Carrie, président de Robert Bosch France, lors d’un comité d’entreprise extraordinaire le 10 mars.

Rodez ou l’inconnu…
« Ce n’est pas une bonne nouvelle, mais ce n’est pas vraiment une surprise », résume Marc Baeumlin, directeur du site vénissian. En effet, la perspective d’un arrêt en 2017 de la fabrication d’éléments de pompes à injection diesel (qui ne correspondent plus aux normes européennes) avait été annoncée par le groupe Bosch il y a près d’un an jour pour jour, le 26 mars 2015. Cette production se poursuivra au Brésil. Un reclassement en CDI dans l’usine d’injecteurs de Rodez (Aveyron) est proposé à la centaine d’ouvriers de Vénissieux. En revanche, le dirigeant de la multinationale allemande s’est engagé à maintenir sur place l’activité de recherche et développement du bureau d’études et le service commercial (50 personnes). Il y a 15 ans, le site employait près de 1.000 salariés.

Quelles alternatives ?
Désormais, la « commission paritaire de recherche de solutions industrielle » mise en place en octobre dernier a un an pour trouver une nouvelle production ou un repreneur pour ce site, avec l’objectif de sauvegarder un maximum d’emplois. Ce groupe de travail réunit des membres de la direction, des représentants du personnel et des experts du cabinet Syndex désigné par le CE. Le cabinet Boston Consulting Group a également planché, jusque fin 2015, sur l’identification de repreneurs éventuels. Parmi ceux-ci, la CFDT a évoqué l’arrivée d’une start-up du Gard, boostHEAT, qui a breveté une chaudière thermodynamique innovante. Estimant largement prématuré de lancer des noms, la direction de Bosch Vénissieux confirme qu’elle a des contacts avec plusieurs sociétés, sans plus de précisions. « La Commission a encore beaucoup de travail et est loin d’avoir terminé, il ne faut pas s’emballer trop vite » nous a confié Marc Baeumlin.

Aller-retour en Allemagne
Les représentants du personnel estiment qu’il faut continuer à explorer la piste d’une nouvelle production apportée par le groupe Bosch : usinage de pièces liées à la fabrication de bougies, production de pompes à injection répondant aux dernières normes… C’est ce qu’ils diront ce lundi 14 mars aux membres de la direction de Bosch lors d’une entrevue en Allemagne, où ils se rendent pour plaider leur cause.
En début de semaine, Michèle Picard, maire de Vénissieux, avait écrit au préfet du Rhône Michel Delpuech et au ministre de l’Economie Emmanuel Macron pour les avertir de la situation sociale de Bosch.

 

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