Emploi : les « Portes du sud » profitent moins de l’effet métropole que les autres secteurs

Chaque année, entre 2003 et 2013, 4000 emplois supplémentaires salariés ont été créés sur le territoire du Grand Lyon. C’est ce qui ressort d’une enquête de l’Insee, rendue publique jeudi 22 octobre, qui porte sur le renouvellement du tissu économique dans le territoire métropolitain.

L’institut national de la statistique souligne un « effet métropole ». L’augmentation annuelle du nombre d’emplois salariés est en effet de 1 % dans le Grand Lyon, contre 0,3 % en Rhône-Alpes et 0,2 % sur l’ensemble de la France métropolitaine.

Mais au sein du Grand Lyon certains territoires sont plus dynamiques que d’autres. La conférence des maires Nord Ouest, qui regroupe Écully, Dardilly, Limonest, Lissieu et des communes du Mont-d’Or, voit ainsi le nombre d’emplois progresser de 2,7 % par an. Idem pour la conférence de la Porte des Alpes (Bron, Chassieu, Moins et Saint-Priest) qui affiche une progression de 2,6 %.

En revanche, le secteur des Portes du Sud (Corbas, Feyzin, Saint-Fons, Solaize et Vénissieux) a enregistré une baisse annuelle de 0,1 % du nombre d’emplois salariés. Le territoire le moins dynamique est le Val de Saône, le plus au nord de l’agglomération, où l’emploi recule annuellement de 0,9 %.

La baisse du nombre d’emplois salariés dans les Portes du Sud s’explique pour l’essentiel par le recul des activités traditionnelles telles que la chimie et la fabrication de produits industriels. L’étude s’arrête toutefois en 2013 et ne prend pas en compte les récentes implantations, comme celle du groupe Carso qui a déménagé de Gerland à Vénissieux avec 800 emplois, ou encore les concessions automobiles (Volvo, BMW) qui se sont installées le long du boulevard Laurent-Bonnevay.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *