Familles à alimentation positive : la palme pour Vénissieux

alimentation positive

Le défi, lancé par l’association des producteurs biologiques du Rhône et la Loire (Ardab), était le suivant : adopter une alimentation positive, c’est-à-dire aussi bio et locale que possible, sans pour autant augmenter son budget. Dans l’agglomération, dix équipes étaient en “concurrence”, dont une de Vénissieux, composée de sept familles et épaulée par le centre social de Parilly.

L’expérience, commencée à la rentrée, s’est terminée le 8 juin par une grande soirée dans les salons dorés de l’hôtel de ville de Lyon. Et les gagnants sont… les Vénissians. Les Vénissianes devrait-on dire car le défi a été relevé par sept mères de familles du quartier de Parilly. Dans l’équipe, seule la capitaine, Louisa Khelifa, était déjà sensibilisée au bio. “Comme on partait de loin, nous avons connu une progression très importante, c’est sans doute ce qui explique que nous avons gagné”, analyse la capitaine.

Pour départager les concurrents, des relevés d’achats portant sur des périodes de 14 jours ont été périodiquement effectués. Les familles devaient indiquer pour chaque produit le lieu d’achat, le prix, l’origine… “Je dois reconnaître que c’était un peu fastidieux, témoigne Bénédicte Cornet, mais c’est ce qui m’a permis de réaliser que je ne consommais que 2 % de produits bio. Aujourd’hui, je suis environ à 40 %. Et ce n’est pas plus cher. Les fruits et légumes produits dans la région sont même meilleur marché. Il faut simplement changer ses habitudes, ne pas se contenter d’aller à la grande surface du coin. Avec un peu d’organisation, on s’y fait rapidement.”

Tout au long du défi, qui s’est étiré de novembre à mai, l’équipe du centre social de Parilly a été accompagnée. Des temps forts étaient régulièrement organisés : soirée d’échange avec un diététicien-nutritionniste, cours de cuisine avec un chef “bio”, visite d’une ferme, d’un jardin partagé… “Ces moments ont permis de créer une vraie dynamique, je suis très fière de l’équipe”, s’enthousiasme la capitaine.

D’autant que le défi a déjà fait des petits. Profitant de la dynamique enclenchée, le centre social de Parilly a en effet facilité l’installation dans le quartier d’une épicerie mobile bio et locale, qui s’installera une fois par semaine sur la place de la station de métro.

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