Fêtes escales tient le cap

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Le Trio Joubran, venu de Palestine, clôturera la soirée « world music » du 11 juillet

 

« L’opposition nous expliquait qu’un festival gratuit n’avait plus de sens… commence Bayrem Braiki, adjoint au maire délégué à la Culture et aux Finances. Je suis heureux d’annoncer que la 17e édition des Fêtes escales aura bien lieu et que nous restons fidèles à nos objectifs : donner du sens à la fête nationale avec un moment convivial et festif. Malgré la baisse des dotations de l’État, nous nous battons pour maintenir le cap ! »
Ainsi lancée par l’élu devant un parterre de journalistes, la programmation du festival municipal, annuel et gratuit, qui attire le public bien au-delà de Vénissieux, pouvait être déclinée par son directeur, Michel Jacques. En quatre jours, du 11 au 14 juillet, avec le partenariat de Bizarre ! et de l’Opéra de Lyon, quatre thématiques seront abordées dans le parc Louis-Dupic.

11 juillet
Pour une fois, c’est un plasticien qui ouvrira les Fêtes escales : Bruce Clarke, qui sera en résidence dans la ville du 15 juin au 15 juillet. Il réalisera à l’angle de la rue Pierre-Semard une fresque sur le thème « Les grands hommes », imaginée et construite en collaboration avec les Vénissians. L’artiste exposera également quelques-unes de ses œuvres pendant tout le festival, sous une tente installée parc Louis-Dupic. C’est là, pendant l’apéro qui suivra le vernissage, que le groupe vénissian Amayé lancera les festivités musicales.
La première soirée se placera donc sous la bannière « Musiques du monde ». Elle flottera sur les pays de l’est (avec Tram des Balkans) avant d’être sous les vents en provenance d’Espagne (Juan Carmona, prince du flamenco) et de Palestine (Trio Joubran).

12 juillet
Les cultures urbaines seront à l’honneur. D’abord avec MnM’s, groupe stéphanois mené par Mark Northey, rappeur originaire de Manchester. Yohan Jardinet, le guitariste, évoque « les influences électro-hip-hop, devenues un peu plus pop mais restées hip-hop« .
Issu de la région, le groupe Ukandanz est né de la volonté du saxophoniste Lionel Martin de travailler les sonorités éthiopiennes en la personne du chanteur Asnake Guebreyes. Le résultat, assure Michel Jacques, « est très percutant ».
Quant à De Luxe, en provenance d’Aix-en-Provence, « c’est un groupe très festif avec lequel il est difficile de ne pas danser ».
En début de soirée, un tremplin de danse urbaine sera proposé par le groupe vénissian La Stuera.

13 juillet
Billie se revendique du courant pop électro et assure qu’elle a été influencée par les années quatre-vingt, d’Elli et Jacno à Étienne Daho. Autant dire que la chanson française tiendra le haut du pavé tout au long de cette soirée.
La Mine de Rien, un des premiers groupes à avoir été aidés par Bizarre !, et Barrio Populo, une bande de copains d’un lycée stéphanois qui préparent leur troisième album, donneront des accents swing, tziganes, rock et cubains à la chanson à texte typiquement frenchy.
La soirée s’achèvera par le feu d’artifice, tiré depuis le stade Laurent-Gérin.

14 juillet
Mise en bouche, dès 11 heures, par les jeunes chanteurs de la Maîtrise de l’Opéra. Sous la direction de Karine Locatelli, ils reprendront quelques grands airs. Place ensuite au très apprécié pique-nique républicain, et à ses animations.
La compagnie du Petit Monsieur présentera deux courts spectacles, « En dérangement », à propos d’une cabine téléphonique, et « Deux secondes », sur la façon de replier une tente qui, en principe, met justement deux secondes à s’ouvrir. La fanfare Doc Mad, avec son répertoire klezmer, balkanique et oriental, fera danser les convives. Avec ses contes que l’on écoute bouche ouverte, Sam Cannarozzi ravira les petits comme les grands. Il assurera également un atelier sur le thème du calendrier : que signifient vos prénoms et quel est votre signe dans les zodiaques du monde entier ? Thierry Renard, directeur de l’Espace Pandora, sera fidèle à sa dictée républicaine dont il puisera le sujet dans les écrits de Charles Juliet.

Originaire du Burkina Faso, Karim Sanou investira ensuite la scène avec Jahkasa, un groupe soutenu par Bizarre ! « Nous faisons, explique-t-il, un mélange d’instruments traditionnels et de musique reggae, qui ressemble au griottisme avec sa façon de parler de la réalité. » Enfin, le Bal décalé amènera le public par la main pour quelques déhanchés qui tiennent autant du swing et du rock que des rythmes tziganes ou New Orleans.

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