ZAC Armstrong : le rythme monte

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Les Minguettes poursuivent leur transformation. Alors que la ZAC Vénissy a franchi un cap important au mois de février avec l’ouverture simultanée de la place centrale et du nouveau supermarché Casino, la ZAC Armstrong, de l’autre côté de l’avenue Jean-Cagne, sort concrètement de terre. Deux programmes immobiliers, l’un privé, l’autre social, sont en cours d’achèvement. Tous deux sont réalisés par l’OPAC du Rhône, le bailleur historique du quartier, qui gère déjà les bâtiments existants situés en pourtour de la ZAC.

Cela fait maintenant 10 ans que l’opération Armstrong est lancée. Entre 2005 et 2007, 400 logements répartis dans trois grandes tours ont d’abord été détruits pour libérer l’espace central. Les barres d’immeubles périphériques ont ensuite été réhabilitées. À l’exception d’une allée, démolie pour permettre au mail piétonnier qui traverse le quartier d’établir la jonction avec la place centrale de Vénissy. Les deux ZAC devant former à terme le nouveau cœur des Minguettes.

Ce mail piétonnier, inauguré à l’automne 2013, irrigue le quartier. Avec ses aires de jeux pour enfants, ses bancs, ses arbres, il est déjà très fréquenté par la population, mais toujours encadré de deux longues palissades métalliques qui empêchent l’accès aux chantiers immobiliers. La résidence “Hom’strong” (23 logements en accession abordable) sera le premier programme livré. Les acquéreurs prendront possession de leurs appartements en juillet.

Mixité sociale

“Sur l’ensemble de la ZAC, environ 150 logements sont destinés à la vente, explique Idir Boumertit, adjoint au maire en charge du Grand projet de ville (GPV). Il s’agit soit d’accession abordable soit d’accession sociale. Le prix est le même, en dessous de 2200 euros/m2, mais dans la version sociale l’acquéreur bénéficie en plus d’une sécurité en cas de perte d’emploi. Ce n’est pas du logement bas de gamme pour autant, nous avons les mêmes normes qu’ailleurs, notamment en ce qui concerne la maîtrise des consommations énergétiques. »

De l’accession donc, mais aussi du locatif. Comme partout ailleurs aux Minguettes, l’équilibre est respecté dans un souci de mixité. “Et dans le locatif, il faut distinguer le social et le secteur libre, précise Yazid Ikdoumi, directeur du GPV. Nous aurons ainsi un programme de 50 logements qui vise un public de classe moyenne, comme nous l’avons déjà fait avec les petites maisons du “Clos du Cerisier” derrière le cinéma, ou dans les immeubles construits en haut de l’avenue d’Oschatz.”

Au total, la ZAC Armstrong compte pas moins de six programmes : trois à caractère privé, deux locatifs, et un dernier qui mixera accession et location. Soit près de 300 nouveaux logements.
Une offre qui vient s’ajouter à celle de Vénissy. Au risque de ne pas vendre ? “Il ne faut pas mettre trop de programmes en même temps sur le marché, c’est évident, observe Yazid Ikdoumi. Cela dit, le rythme de commercialisation aux Minguettes est dans la moyenne de l’agglomération. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas plus difficile ici qu’ailleurs.”

“Le quartier a incontestablement gagné en attractivité ces dernières années, ajoute Idir Boumertit. Avec le tram, les équipements publics, les reconstructions… Les Minguettes commencent à attirer une nouvelle population. Mais surtout le quartier garde des familles vénissianes qui ont accédé à la classe moyenne et qui, auparavant, avaient tendance à partir.”

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