Sillia VL : malgré une grosse commande, chômage en novembre

signature Sillia-CNR © R.Bert-Expressions-01

Ce mardi 4 novembre, était signée une commande de 75 000 panneaux solaires, passée par la Compagnie nationale du Rhône à Sillia VL, qui a pris le contrôle de l’usine Bosch de Vénissieux en juin dernier. Intégrée à l’appel d’offres CRE2, remporté par Sillia et décisif dans le processus de validation de la reprise du site, cette commande représente un mois et demi de production. Les panneaux, qui seront assemblés en janvier, iront alimenter quatre projets de parcs de production.

À l’évidence, cette signature officielle ne suffira pas à retrouver un moral au beau fixe dans cette usine flambant neuve, dont la capacité de production annuelle avoisine les 200 mégawatts. L’inquiétude reste de mise, près du boulevard Joliot-Curie. La CFDT a été jusqu’à écrire, le 22 octobre, à Ségolène Royal, ministre de l’Écologie et de l’Énergie renouvelable, pour lui demander de tout mettre en œuvre pour que les commandes liées au CRE2 soient activées au plus vite. “Les salariés, écrit le syndicat, ont de plus en plus de mal à croire dans la possibilité d’existence d’une industrie photovoltaïque dans notre pays.”

La CGT pour sa part organisait un rassemblement devant le site, ce même 4 novembre, auquel ont participé une soixantaine de personnes, qui ont pu dialoguer un moment avec M.Bauemlin.Le directeur technique de Bosch n’a pas nié les difficultés et l’écart entre les prévisions et la réalité.“Fin octobre, précise Kamel Ahamada, délégué CGT chez Bosch, on annonçait chez Sillia que novembre serait chômé faute de commandes.Le travail est censé reprendre en décembre. Nous sommes très inquiets. La reprise peut finir par être un échec…”

“En ce moment, l’activité sur le site est insuffisante, ce qui nous oblige à arrêter l’atelier, reconnaissait Bruno Cassin, président de Sillia VL lors de la signature du contrat avec la CNR. Pour décembre, nous espérons l’arrivée de commandes qui pourraient nous occuper tout le mois, tout comme le pourrait la préparation de ce contrat signé avec la Compagnie nationale du Rhône. Mais d’une façon générale, les commandes tardent à se concrétiser. Cela explique nos difficultés. »

Des difficultés qui concernent aussi la division diesel du site, restée sous la bannière de Bosch. “Notre charge de travail doit baisser d’un tiers en 2015, avance Kamel Ahamada. Elle baisse continuellement depuis quelques années. Nous sommes dans un état de mort cérébrale. Bosch doit se positionner vite, pour l’avenir du site.” 

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