Moulin-à-Vent : le plan de circulation en panne

YVRI1023.JPG MaV

 

Touche-t-on ici aux limites de la démocratie participative ? Mercredi 29 octobre, l’affluence était belle à l’assemblée générale du conseil de quartier que préside une nouvelle élue, Régia Ababsa : plus d’une centaine de personnes, réunies au restaurant du groupe scolaire Moulin-à-Vent. Mais les habitants avaient principalement en tête de dire leur opposition au plan de circulation adopté depuis deux ans, plan fait « en dépit du bon sens”… plan pourtant rectifié par le Grand Lyon à la suite des remarques des habitants, après une première réunion publique.

“J’habite rue Paul-Vaillant-Couturier, indiquait par exemple une dame. Elle a été mise en sens unique et je suis obligée de faire un très grand détour pour rentrer chez moi. Ce n’est pas normal. Ce plan doit être revu et corrigé.” Un souhait que partageaient de nombreux riverains. “Le quartier connaît en effet une circulation problématique, a répondu Georges Bottex, adjoint au maire en charge des déplacements urbains. Nous avons demandé à un bureau d’études de se pencher sur la question. Plusieurs scénarios ont été proposés, qui sont en cours d’étude par nos services. Cela devrait aboutir dans le courant de l’année 2015.” “Je vais pour ma part faire un peu l’historique de ce plan de circulation, complétait le maire, Michèle Picard. Le Grand Lyon a travaillé avec les habitants présents lors des réunions publiques, qui ont refusé par deux fois le plan de circulation proposé, et demandé à la communauté urbaine de revoir sa copie. Ce que vous demandez aujourd’hui correspond en grande partie aux premiers plans montrés aux habitants ! C’est pourquoi je vous demande de venir aux futures réunions de présentation. Sinon, ce genre de situation se reproduira.”

D’une façon générale, on a beaucoup parlé de voitures à ce conseil de quartier. Ainsi, un habitant demandait plus de places de stationnement : “On construit en prévoyant une place par logement. Mais aujourd’hui, on compte au moins deux voitures par foyers. Il faut que les constructeurs s’adaptent. Près de Novéo Park, c’est l’enfer, on ne peut pas se garer.” “Vous nous demandez des parkings, je veux bien, rétorquait Pierre-Alain Millet, adjoint en charge du développement durable. On peut faire en sorte qu’il y ait deux, voire trois places par logement. Quatre même ! Mais d’une part cela influe sur les prix des appartements et d’autre part je ne suis pas sûr que cela corresponde à une demande. De plus, cela pose la question de la ville que l’on souhaite. Veut-on une cité composée d’immeubles entourés de parkings ? Je ne le crois pas. Aujourd’hui, notamment avec l’offre de transports en commun, il n’est plus normal d’avoir trois places de parking par logement. La ville, et la vie que l’on y a, évoluent.”

“Des travaux ont été faits devant l’école Ernest-Renan, indiquait encore une maman. La route a été surélevée au niveau du trottoir. Du coup, les voitures se garent sur le trottoir et cela devient compliqué de passer, notamment avec une poussette. Il faut faire quelque chose !” Demande validée par Pierre-Alain Millet : “Peut-être est-il déjà prévu d’installer des poteaux ? Je vais le faire vérifier. Mais dans tous les cas, cela sera fait très vite.”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *