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“Il était une fois” : neuf jeunes filles d’Éluard en lutte contre l’illettrisme

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À la Maison des associations Boris-Vian, on ne sait où donner de la tête, ce 3 juin. Les uns viennent représenter leur association dans une rencontre qui réunit des projets financés par le FPA (Fonds de projets associatifs). D’autres participent à la construction du cycle de formations 2015. Les derniers viennent rencontrer neuf jeunes filles scolarisées au collège Paul-Éluard, dont le beau projet, “Il était une fois”, a obtenu un financement de la fondation SNCF. Et tous se préparent à la réunion qui, deux jours après, doit les amener à trouver des solutions financières à cette crise que traverse Boris-Vian (et tout le pays avec lui). Mais cela est un autre sujet que nous aborderons dans notre prochaine édition, une fois que l’assemblée générale du centre associatif se sera tenue.

Revenons à nos collégiennes, Myriam et Myriam, Sarah et Sarah, Ambre, Umran, Hajar, Esra et Hanna. Lancé tous les ans par la SNCF, l’appel à projets “Entre les lignes” soutient la lutte contre l’illettrisme. En 2013, les projets devaient concerner la petite enfance ou les années collèges. Les neuf jeunes filles ont réussi à concilier les deux, soutenues par Boris-Vian, l’EPJ Léo-Lagrange, l’association Déclic’ Loisirs, l’école maternelle Louis-Pergaud et le collège Paul-Éluard. “On a foncé, disent-elles pour expliquer leur engagement. Ça nous intéressait d’aider les petits du quartier, pour qu’ils aient un avenir et pour les faire rêver.”
Avec l’aide d’Adel Sandami, animateur à l’EPJ et vice-président de Boris-Vian, elles imaginent un spectacle de marionnettes tiré de l’album pour enfants “Le secret” d’Éric Battut, que leur proposent les instituteurs de Louis-Pergaud.

“Nous avons fabriqué les marionnettes et le castelet. Puis on a lu le livre et on a rajouté des éléments, de petites séquences qui font rire, des questions pour les petits. On a créé un sketch pour chacun des personnages. Il fallait trouver des mots rigolos qui fassent rire les enfants. On n’a pas le même âge qu’eux et ce qui les fait rire ne nous fait pas forcément rire !”
Le travail s’effectue depuis le mois de février. “La question qui se pose en matière d’illettrisme, souligne Adel, est : comment donner envie de lire aux plus jeunes ? Le but est de donner vie à un livre et ensuite d’offrir ce livre à chacun des enfants de Pergaud, ce qui a pu être fait grâce à la SNCF.”

Pour mieux s’imprégner des spectacles de marionnettes, les neuf collégiennes ont visité le musée Gadagne et assisté à une pièce de Guignol, avec visite des coulisses en prime, “pour voir comment ils manipulaient les personnages”. Les membres de Déclic’ Loisirs leur ont appris à faire fonctionner les sketches, à créer des musiques, des décors et comment partir d’un livre pour arriver à un spectacle.
“Le secret” sera joué à Louis-Pergaud ce 5 juin, à raison de neuf représentations dans la journée. “Notre principal a accepté que l’on s’absente jeudi pour ce projet”, remercient les jeunes filles. Toutes les classes de la maternelle verront le spectacle et repartiront avec le livre.

À travers ce travail passionnant pour la lutte contre l’illettrisme, nos collégiennes auront découvert autre chose : “On a appris à travailler en équipe. Si celle qui joue la souris, le personnage principal, a un trou, les autres peuvent l’aider et lui souffler.”

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