Michèle Picard : "Nous voulons que Vénissieux prenne toute sa place au sein de l'agglomération"

CP M. Picard 20-02 465Le « Contrat vénissian 2014-2020 » que la candidate Michèle Picard et ses partenaires sur la liste « Rassembler les Vénissians, tenir le cap à gauche » viennent de publier, passe au crible leurs projets pour la ville. Ils s’engagent, s’ils sont élus, à « poursuivre la dynamique de la ville, à porter les valeurs de la gauche et du progrès social », et à être dans l’agglomération des partenaires actifs mais vigilants. 

Le document se présente sous la forme d’un livret de 32 pages, qui doit être diffusé aux habitants à qui il sera présenté mardi 4 mars, lors d’une réunion publique à la salle Irène-Joliot-Curie. Il s’ouvre par un éditorial de Michèle Picard (« Bâtissons ensemble une ville solidaire »), puis des présidents du comité de soutien, André Gerin et Guy Fischer. Les candidats se présentent ensuite succintement, avant que les groupes politiques engagés  sur la liste —Parti communiste, Parti de Gauche, Europe Écologie Les Verts, Mouvement républicain et citoyen— et les représentants de la société civile ne tracent le cadre de leurs engagements pour Vénissieux.

Le document balaie ensuite tous les secteurs : développement de la ville, urbanisme, transports, commerce et artisanat, enfance, sécurité, sport, culture, services publics, solidarité —« une marque de fabrique de la ville ». Le dernier chapitre traite de « Vénissieux dans l’agglomération ».

Entrant dans le détail à l’occasion d’une conférence de presse, Michèle Picard a rapidement mis l’accent sur le développement de Vénissieux, dont quatre axes sont déjà identifiés dans le PLU-H (le plan local d’urbanisme et de l’habitat), en discussion dans le Grand Lyon : rénovation des Minguettes, projet « Cœur de ville », densification autour de la gare, développement urbain autour du Puisoz et de Bonnevay. Côté transports, est évoqué le renforcement du réseau avec notamment le souhait que soit développée une ligne forte en direction de Corbas : « Nous avons besoin d’un véritable centre d’échanges dans ce secteur. »

Les candidats s’engagent sur la création d’une Maison de l’enfance dans le secteur Monery/Pasteur/Barel. Certains projets sont déjà lancés par la majorité sortante, comme la construction d’un nouveau groupe scolaire au centre-ville ou la réhabilitation d’équipements sportifs. D’autres sont dans les tuyaux : ainsi, pour la construction d’une nouvelle cuisine centrale. Côté commerce et artisanat, le projet évoque la création de « parcours commerçants », ou la concertation à mener pour rénover les centres commerciaux de proximité.

Développement des modes doux, réorganisation du stationnement, création d’une halle des producteurs… nombre de points portent la patte des partenaires. L’ouverture d’une Maison de l’emploi et de la formation, projet sur lequel Djil Ben Mabrouk se montre particulièrement impliqué, doit s’appuyer sur une charte de coopération à passer avec l’Etat et la Région, et un partenariat avec la CCI.

Volontarisme, partenariats : les mots reviennent fréquemment, au fil du texte. Comme ici : « Nous ferons preuve de volontarisme et d’exemplarité en renforçant la coopération avec le Grand Lyon qui possède la compétence et les financements en matière de développement économique. »

Travailler avec le Grand Lyon aujourd’hui —avec la Métropole demain—, avec le Conseil régional, avec l’Etat et ses services, avec le Sytral ? Alors que d’autres candidats à ces élections municipales décrivent des élus communistes sortants dogmatiques et enfermés dans leur tour d’ivoire, Michèle Picard dément toute frilosité : « Travailler en partenariat, on sait le faire, on l’a toujours fait mais on ne l’a sans doute pas assez dit. Maintenant, il est vrai que nous sommes exigeants. Nous voulons que notre ville prenne toute sa place au sein de l’agglomération, que la volonté et les besoins des Vénissians soient mieux pris en compte. L’équité de traitement doit être la règle pour toute l’agglomération. » Et Marie-Christine Burricand de suggérer : « Regardez ce qui se dit à Villeurbanne, vous verrez que nous ne sommes pas seuls à le penser… » Mais où est l’équité quand des choix d’investissements lourds —Carré de Soie, Confluence ou OL Land— ont conduit à tailler dans tous les autres budgets ? font remarquer Guy Fischer et André Gerin. « Pendant ce temps, ici, on a galéré comme des fous pour obtenir la remise en état d’une partie des trottoirs, s’insurge Idir Boumertit (PG). Alors qu’il s’agit d’une compétence communautaire. »

« Rien n’a jamais été donné à Vénissieux, conclut Michèle Picard. Tous nos acquis ont été une question de combats : pour le métro puis pour le tramway, pour l’emploi, pour des ouvertures de classes, pour renforcer les services publics… Aussi, on reste extrêmement vigilants sur les compétences qui, dans le cadre de la Métropole, seront déléguées aux communes et sur les moyens qui les accompagneront, notamment pour tout ce qui touche à la solidarité. Pour l’instant, c’est le flou. Alors mutualiser, coopérer, nous y sommes favorables, mais les élus communaux doivent être libres de leurs choix de gestion. »

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