Pour Christophe Girard, "Vénissieux n'est plus un bastion imprenable"

Avec l’étiquette Divers droite, le soutien officiel de l’UMP et l’investiture annoncée de l’UDI de Jean-Louis Borloo, Christophe Girard nourrit de grandes ambitions pour les municipales de 2014, à la tête d’une liste qui sera composée « à plus de 80 % de personnes issues de la société civile. »
Pour « montrer que Vénissieux doit prendre toute sa place dans l’agglomération », c’est dans une brasserie lyonnaise que le leader de la droite locale avait choisi de faire sa rentrée politique. Une simple rentrée. Le lancement de « l’offensive finale », ce sera pour plus tard. Quant à sa déclaration de candidature, il affirme l’avoir faite dès mars 2008, au lendemain du scrutin municipal qui avait vu l’élection au premier tour d’André Gerin. « Dès cet instant nous sommes entrés en campagne, assure-t-il, nous avons été très présents et offensifs, tant sur le terrain qu’au conseil municipal. »
Les 23 et 30 mars prochains, Christophe Girard entend bien toucher les dividendes électoraux de cet investissement militant. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il y croit. « Nous nous préparons à gagner et à gouverner. Vénissieux n’est plus un bastion imprenable, estime-t-il. Michèle Picard n’a pas de légitimité politique car elle n’a pas été élue au suffrage universel. Et l’union entre socialistes et communistes se fait de manière forcée, sous tension. La ville est dirigée depuis 80 ans par des idéologues. Nous sentons sur le terrain que les gens en ont marre. Il est temps que l’on respire à pleins poumons. »
Censée symboliser cette envie de changement qu’il prête aux habitants, sa liste s’intitulera « Osons le bon sens pour Vénissieux ! ». On y retrouvera des encartés comme Mustapha Ghouila (UMP) et Yves di Maggio (UDI), mais surtout des membres de la société civile, à l’image de Jeanine Locatelli, responsable de l’ex-amicale des locataires de Max-Barel.
Pour mémoire, Christophe Girard avait fini second du scrutin municipal de 2008 avec 18,24 % des voix. Au 1er tour des législatives de 2012, sur la commune de Vénissieux, il avait terminé en 4e position avec 13,45 % des suffrages.

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