Décès de Clément Méric : les élus communistes demandent l'interdiction des groupes fascistes ultra-nationalistes

Trois jours après le décès à Paris de Clément Méric, le procureur de Paris a requis l’ouverture d’une information judiciaire pour homicide volontaire. L’autopsie a confirmé que la mort de cet étudiant de 19 ans et militant antifasciste a été provoquée par les coups de poing qu’il a reçus au visage. Le procureur a également requis le placement en détention provisoire de quatre des cinq militants d’extrême droite déférés devant le juge d’instruction.

Réagissant à ce drame, les élus communistes et apparentés de Vénissieux déclaraient vendredi : « Clément Méric est victime de la barbarie des groupes fascistes ultra-nationalistes et d’extrême droite qui relèvent impunément la tête depuis ces dernières années, qui ont proliféré à l’abri du Front national et avec la bénédiction des manipulateurs de la droite et le laxisme coupable des gouvernements successifs de notre pays.

« Plus jamais ça », clamaient les résistants et les déportés des crimes fascistes en 1945.

« Ce n’est pas l’histoire qui se rabâche, ce sont les hommes qui perdent la mémoire et les forces réactionnaires qui n’ont qu’un but : abattre les idéaux républicains, l’esprit de résistance des peuples et les acquis du programme du Conseil national de la Résistance. La montée des populismes, des intégrismes religieux, des révisionnismes de tous bords n’a qu’un objectif, abattre la République, le vivre-ensemble, la démocratie, pour empêcher toute unité du peuple dans la résistance à la guerre économique, pour interdire tout retour au progrès social.

« Clément Méric a payé de sa vie son engagement militant, comme autrefois les jeunes qui s’engageaient dans les maquis. Nous devons saluer sa mémoire et le remercier de son sacrifice.

« Aujourd’hui, les fascistes, les nazillons sont dans la rue, ils sont aussi dans nos conseils municipaux, bravant et profitant impunément de la démocratie qu’ils haïssent. Nous ne pouvons plus l’accepter, nous demandons leur interdiction, leur dissolution et leur mise au ban de notre Démocratie et de notre République. »

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