L’État tire l'Afpa d'un mauvais pas

Ouf de soulagement pour les salariés de l’Afpa. Grâce à un engagement financier substantiel du gouvernement, l’organisme national de formation professionnelle va pouvoir poursuivre sa mission.

“Si l’État ne devait rien donner, la date de mort de l’Afpa se situerait probablement quelque part en janvier 2013”. Ainsi s’exprimait il y a quelques semaines Yves Barou, le nouveau président de l’Association de formation professionnelle des adultes. Avec un déficit de 75 millions d’euros fin 2012, l’organisme créé après-guerre, qui emploie 9 300 personnes et en forme chaque année 160 000 (dont plus de 1000 à Vénissieux), était en effet menacé de disparition. Il n’a pas résisté à l’ouverture à la concurrence du marché de la formation en 2009.
Le geste de l’État tant attendu est arrivé lundi. En déplacement dans un centre à Caen, le Premier ministre a annoncé le sauvetage de l’Afpa. Dès 2013, l’État va doter l’organisme national de fonds propres à hauteur de 110 millions d’euros, sous forme de titres participatifs et associatifs. Cet effort se prolongera sur la période 2014-2017 avec d’autres partenaires, notamment des banques, qui attendaient au préalable que l’État s’engage. Au total, l’effort s’élèvera à quelque 430 millions d’euros.
Par ailleurs, s’agissant de l’immobilier – les bâtiments de l’Afpa sont la propriété de l’État – des baux emphytéotiques seront conclus avec chaque centre, de façon à ce que l’organisme puisse “adapter et étendre ses locaux et en améliorer la gestion” a précisé Jean-Marc Ayrault.
Yves Barou a souligné son “entière satisfaction” après ces annonces. Du côté des syndicats et des salariés, l’heure est au soulagement. Pour la CGT, « il s’agit là d’un pas important dans la bonne direction, celle d’une sécurisation de l’Afpa. Ce pas est d’autant plus significatif qu’il intervient alors que la politique de désengagement de l’État et de déstabilisation de l’association conduite par les gouvernements successifs depuis 10 ans était en train de conduire l’association vers une catastrophe. »
Toutefois des interrogations demeurent quant au plan de refondation présenté le 15 novembre par Yves Barou. Ce plan, qui table sur un retour à l’équilibre en 2016, prévoit 800 suppressions d’emplois (départs à la retraite, non-renouvellement de CDD et départs volontaires) et la mise en œuvre d’économies. Même si nous sommes soulagés, nous restons inquiets”, expliquait Valérie Stefanini, déléguée régionale CGT, au lendemain de l’annonce du Premier ministre. Les organisations syndicales de la région Rhône-Alpes ont depuis reçu quelques gages de nature à les rassurer. Le 16 janvier, le nouveau directeur général des services de l’Afpa, Hervé Estampes, a en effet reçu la CGT, FO, la CFDT et la CFE-CGC : il a pris l’engagement qu’ « il n’y aura ni plan social ni licenciement économique ». Il est également convenu que l’Afpa « n’est pas là pour vendre de la formation professionnelle mais pour assurer et permettre le plus de retours à l’emploi. »

Une pensée sur “L’État tire l'Afpa d'un mauvais pas

  • 20 janvier 2013 à 1 h 21 min
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    L’État tire l’Afpa d’un mauvais pas? Il ne faut pas oublier que c’est l’état qui l’a d’abord foutu dans la merde !

  • 20 janvier 2013 à 1 h 21 min
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    L’État tire l’Afpa d’un mauvais pas? Il ne faut pas oublier que c’est l’état qui l’a d’abord foutu dans la merde !

  • 20 janvier 2013 à 1 h 21 min
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    L’État tire l’Afpa d’un mauvais pas? Il ne faut pas oublier que c’est l’état qui l’a d’abord foutu dans la merde !

  • 20 janvier 2013 à 1 h 21 min
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    L’État tire l’Afpa d’un mauvais pas? Il ne faut pas oublier que c’est l’état qui l’a d’abord foutu dans la merde !

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