Au centre Winnicott, l'accueil et l'écoute

Installé dans le nouvel immeuble Le Corallin, rue Marcel-Cachin, le centre Winnicott rassemble en un même lieu confortable et fonctionnel trois structures de soins destinées aux enfants de 0 à 16 ans : le centre médico-psychologique, issu de la fusion des CMP Jean-Cagne et du Centre, qui s’adresse aux enfants et adolescents de 4 à 16 ans et à leurs familles ; le centre d’accueil thérapeutique à temps partiel pour les enfants de 5 à 12 ans ; et le centre petite enfance, qui accueille les petits de la naissance à 4 ans.
Ouverte en mars dernier, cette antenne du centre hospitalier spécialisé Saint-Jean-de-Dieu a été inaugurée le 12 octobre en présence de Michèle Picard, accompagnée d’un grand nombre d’adjoints, de Guy Fischer, sénateur, et d’Yves Blein, député. Tous étaient accueillis par M. Marescaux, directeur du CHS Saint-Jean-de-Dieu, et par le Dr Zimmermann, médecin-chef.
Marc Zimmermann, rappelant que “ce centre est dédié à l’écoute des enfants, des ados et de leurs familles », rendait hommage aux personnels qui y travaillent : « Nous en sommes très conscients, cette réorganisation n’est pas anodine et a nécessité des ajustements”. Une équipe de 23 professionnels -psychiatres, psychomotriciens, orthophonistes, ainsi qu’un éducateur- se relaient à temps partiel, au sein des différentes structures. Ils ont accueilli l’an dernier quelque 600 personnes, d’un secteur géographique large qui va de Vénissieux à Givors et engloble le 7e arrondissement de Lyon.
Christiane Pechiné, vice-présidente de l’ARHM (association recherche handicap et santé mentale), rappelait l’importance que Vénissieux accorde, depuis plus de 40 ans, à la pédopsychiatrie. “Avec ce centre Winnicott, c’est une nouvelle ère qui commence : plus rationnelle, plus accessible avec le tram, mieux implantée. »
Le maire devait insister elle aussi sur les liens anciens tissés entre la Ville et les structures de pédopsychiatrie. Que ce soit avec l’atelier santé ville ou avec le conseil local de santé mentale, qui existe depuis 2000 et réunit les villes de Vénissieux et Saint-Fons et le centre hospitalier. Des liens essentiels « entre acteurs de la cité et acteurs de la santé », pour apporter réponses et soutien aux enfants et aux adolescents plongés dans le mal-être. “Quatre jeunes sur 10 évoquent un sentiment de solitude subie, d’isolement, que ce soit à travers les liens familiaux ou sociaux, rappelait Michèle Picard. Il faut prendre l’expression de cette détresse très au sérieux. La récente tentative de suicide d’une jeune Vénissiane est là pour nous rappeler l’extrême fragilité des 10/25 ans. » Avant d’annoncer : “Un travail commun s’est engagé depuis plusieurs années pour la construction d’un point accueil écoute familles, qui viendra compléter le point accueil écoute jeunes destiné aux jeunes de 12 à 25 ans. Ce dispositif, en cours de réalisation, aura vocation à proposer des consultations pour les familles d’enfants de moins de 12 ans.”
Guy Fischer se souvenait du travail mené quand il était premier adjoint et conseiller général pour améliorer la prise en charge « psy » des plus jeunes : « Nous avons beaucoup travaillé ensemble. Cette structure est une pierre de plus dans ce quartier populaire.” Quant à Yves Blein, il insistait sur l’importance de tels équipements au plus près de la population.
Pour le centre hospitalier, le montant de l’investissement s’est monté à près de 1,6 million d’euros pour 641 m².

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