Cure de jouvence pour le foyer Aralis de Joannès-Vallet

Construit en 1960, le foyer Aralis de la rue Joannès-Vallet vit une importante réhabilitation depuis plus d’un an. Les 20 logements de la pension de famille doivent accueillir leurs nouveaux résidants fin août. L’ouverture de la résidence sociale se fera en deux temps, en octobre prochain puis en janvier 2013.

En 1960, ce foyer de travailleurs migrants organisé autour de trois cages d’escaliers sans ascenseur, offrait 203 chambres individuelles, la plupart d’une surface inférieure à 5 m2. Cuisines et sanitaires étaient collectifs. Une réhabilitation complète de ce foyer s’imposait, ce qui amenait Aralis à lancer en 2009 un concours d’architecture, remporté par le cabinet stéphanois Yes architectes.
Le programme immobilier comprend la construction de 162 logements, répartis entre une résidence sociale de 142 logements et une pension de famille de 20 logements. La résidence sociale sera elle-même structurée en deux parties dont une allée réservée aux résidants âgés. Certains bénéficieront d’appartements partagés, version moderne des foyers logements d’hier. Cette formule a l’avantage de maintenir une structure d’habitat semi-collective, à prix modéré, dans laquelle les personnes âgées retrouvent les acquis du foyer traditionnel : la sécurité, la convivialité, les rencontres, les solidarités mutuelles mais en plus l’intimité de la chambre personnelle, la possibilité de recevoir, le confort. Chaque chambre est équipée d’une salle de bains autour d’un séjour cuisine collectif. Cette formule doit permettre d’assurer un passage ultérieur à d’autres clientèles : ainsi, les appartements composés de trois chambres sont conçus de manière à permettre une transformation aisée en quatre studios autonomes.
La résidence sociale, elle, est destinée à accueillir temporairement des personnes ou ménages à faibles ressources, qui rencontrent des difficultés particulières pour accéder à un logement ou qui ont un besoin temporaire de logement. Cette offre est donc transitoire et s’inscrit dans un projet social d’insertion économique et/ou sociale des personnes accueillies afin de préparer leur relogement dans le parc social, public ou privé. Ces logements étant conventionnés par l’APL (Aide personnalisée au logement); chaque résidant s’acquitte chaque mois d’une redevance à la mesure de ces ressources.
À l’occasion d’une visite des chantiers ouverts dans la ville cet été, Gérard Saikki, directeur du patrimoine chez Aralis, a présenté la réhabilitation au maire, Michèle Picard, et à plusieurs de ses adjoints : “Notre résidence présente une volumétrie réinventée par l’ajout de nouveaux éléments bâtis, expliquait-il. Les parvis mettent en lien l’espace public et les espaces d’entrée de la résidence sociale et de la pension de famille, ainsi que des jardins partagés privatifs, plus protégés et intimistes. Ces jardins seront de véritables patios verdoyants, fédérant autour d’eux les logements des différentes entités.”  Certains pans de façade sont habillés de bardage en bois soulignant les découpes volumétriques par contraste avec la brique. Sur la façade arrière, ce sont des balcons et leur forme courbe qui sont mis en avant.
L’ensemble est labellisé basse consommation : production d’eau chaude par panneaux solaires installés sur la toiture de l’immeuble, végétalisation des toits des extensions neuves, ce qui renforcera le confort thermique d’été, l’isolation est renforcée, la façade est de brique et bois.

La pension de famille doit accueillir ses premiers résidants fin août. La première tranche de la résidence sociale (66 logements) sera livrée en octobre ; la seconde tranche est prévue en janvier 2013.
Coût total de l’opération : 8,5 millions d’euros financés par l’État, la Région, le Grand Lyon, Aralis, le FEI ainsi que des prêts.

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