Bilan positif pour Fêtes escales : souvenirs, souvenirs

À peine les derniers sons viennent-ils de s’éteindre que les souvenirs des Fêtes escales commencent à se mélanger. Il y a cette lumière verte qui irradie la scène, pendant que Zebda fait sauter et danser un public dense. Vu depuis la table de mixage et les jeux d’enfants du parc Louis-Dupic, où la foule est un peu plus espacée, le spectacle est incroyable de puissance.
Question ambiance, R-wan se pose là, lui aussi. Son rock réveille et réjouit et quand il se balance dans les bras levés des spectateurs, on sait que ce CRS mélomane, pour reprendre le titre d’une de ses chansons, a réussi son pari.
Dans un tout autre genre, l’Opéra de Lyon a montré qu’il attirait de plus en plus de monde le 14 juillet au matin. Alors qu’on pouvait s’attendre à la retransmission sur écran géant de « Carmen », comme dans plusieurs villes de la région, l’institution fait bien plus en dépêchant à Vénissieux son orchestre, ses chœurs, sa maîtrise et une belle Carmen pour chanter et jouer les principaux airs de l’opéra de Bizet. Le plaisir était partagé, celui d’être sur scène et celui d’écouter une si belle musique que tout le monde connaît. Et le toréador fut cette fois regardé par des yeux beaucoup plus émus que noirs.
Noirs, les textes de Miossec le sont souvent et sa musique reste résolument rock. Le Breton a donné une formidable prestation, ce 14 juillet, qui concluait une très belle journée, un pique-nique jamais gâté par les intempéries comme cela a pu être le cas les années précédentes.
Sous le nom d’Under Kontrol, les beatboxers ont laissé des traces durables dans les esprits. Personne ne pensait qu’on put produire de tels sons avec seulement la bouche. Et Ginkgoa a tout autant impressionné les spectateurs : la qualité de la voix de la chanteuse, l’entrain du groupe, etc. Il faudrait encore citer Ray Lema, Cumbia Ya et les Waggons (un groupe de jeunes qui n’a pas démérité auprès des grands anciens) pour les soirées, auxquels s’ajoutent toutes ces compagnies qui ont animé le pique-nique, sans oublier la dictée républicaine de Thierry Renard, véritable moment festif et rassembleur, devenue incontournable au fil du temps.
Puisqu’il n’y avait pas deux scènes comme ce put être le cas auparavant (avec ou sans chapiteau), la bonne idée des organisateurs de Fêtes escales 2012 est d’avoir confié les interludes entre deux concerts à Nico Tico et Lee Harvey Asphalte, les créateurs de l’éphémère O.T.U.. Sous leur tente en forme de quartz, le slam et les projections vidéo ont attiré nombre de curieux, jamais repartis déçus.
Pour cette quatorzième édition, Michel Jacques, le directeur des Fêtes escales, estime à 12 000 le nombre de  festivaliers, « tant Vénissians que Rhônalpins ». Il se félicite également de la raréfaction des pétards qui, les années précédentes, perturbaient vraiment la manifestation.
Avec ces quatre jours de spectacles gratuits et de rencontres autour des guinguettes de la solidarité, Vénissieux reste fidèle à une programmation de qualité et de convivialité.

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