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De retour de prison en Israël

Les rares militants de la mission “Bienvenue en Paslestine” qui ont réussi à entrer en Israël, le 15 avril dernier, sont restés quatre jours en rétention à Tel-Aviv. Ils étaient récemment à Vénissieux pour témoigner.

Le 15 avril dernier, près de 1200 militants participant à l’opération “Bienvenue en Palestine” étaient empêchés de prendre l’avion pour Tel-Aviv. Cette opération, qui vivait sa 3e édition, consiste à faire venir en Cisjordanie des sympathisants du monde entier, afin de dénoncer le contrôle par Israël des accès aux territoires palestiniens occupés.
Mais à la demande des autorités israéliennes, les militants se sont vus refuser l’embarquement par Air France, Lufthansa ou encore Easy jet. Dans le contingent français, le plus important, 70 étaient issus de Rhône-Alpes, dont huit Vénissians. Ils se sont retrouvés le 9 mai, devant un large public, à la Maison des fêtes et des familles des Minguettes, pour une soirée de témoignages organisée par le comité 69 pour la Palestine, le Parti de gauche vénissian et l’association EuroPalestine.
Si la quasi-totalité des candidats au voyage vers Bethléem – le projet est d’y construire une école internationale – ont été bloqués dans les aéroports européens, ils sont néanmoins une trentaine à avoir pu passer. Mais dès leur arrivée à l’aéroport Ben Gourion, ils ont été placés en rétention près de Tel-Aviv, où ils sont restés emprisonnés quatre à cinq jours, avant d’être expulsés vers la France.
Chantal, Mélanie et Guillaume ont vécu cette difficile expérience. S’ils racontent tous avoir été bien traités physiquement, ils dénoncent les pressions psychologiques dont ils ont été victimes. “On essayait par exemple de nous diviser, a rapporté Mélanie, 23 ans. Nous étions en grève de la faim. Parmi nous, il y avait une fille qui était malade et qui ne pouvait pas se passer de nourriture. Eh bien ils ont menacé de ne pas la nourrir si nous ne mettions pas un terme à notre grève. On n’a pas lâché, et finalement ils ont donné à manger à notre camarade.” Chantal, quinquagénaire dynamique, a vécu “un moment pénible et en même temps extraordinaire car il y a la force du groupe et le sentiment d’être là pour une cause juste.” Quant à Guillaume, 25 ans, “parti dans l’esprit de faire de l’humanitaire”, il en est revenu “beaucoup plus militant”. “Après une telle expérience, je me demande surtout où est-ce que les frontières d’Israël s’arrêtent. Quel autre pays peut empêcher des avions de décoller dans toutes les capitales d’Europe, simplement pour empêcher des militants de témoigner leur solidarité aux Palestiniens ?”
Olivia Zemor, la présidente d’EuroPalestine, avait au préalable rappelé l’objectif de la mission : “Si vous allez là-bas en jouant au touriste, c’est facile. Mais si vous dîtes que vous allez en Palestine, ou si seulement vous prononcez le mot Palestine, alors vous risquez de gros problèmes. L’idée de nos missions, c’est justement de ne plus mentir, de ne plus accepter ce négationnisme d’État, de revendiquer le droit d’aller rendre visite à des amis palestiniens. L’attitude des autorités israéliennes à notre égard, cette fois encore, ne nous a pas surpris. Mais quand vous voyez des compagnies aériennes européennes se plier à leur demande de ne pas embarquer les passagers blacklistés, quand vous voyez des policiers français, à Roissy, faire eux-mêmes le tri entre les passagers, quand vous apprenez qu’une jeune française prénommée Houria a été sortie d’un avion Air France, à Nice, après avoir répondu par la négative à la question de savoir si elle était juive, on a du mal à y croire. Cela rappelle des périodes extrêmement douloureuses de notre histoire.”

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1 Commentaire

  1. Madjid

    16 mai 2012 à 10 h 29 min

    Il faut rendre hommage à ces militants qui ont expérimenté dans leur chair ce que « solidarité » veut dire; la question du sort du peuple palestinien dépossédé de sa terre par l’entreprise coloniale israëlienne soutenue à bout de bras par les états occidentaux (mais pas les peuples) est une question politique; les citoyens vénissians attendent du gouvernement, après l’ère Sarkozy, une position claire à l’image de la sensibilité majoritaire dans le pays…et évidemment de leur futur représentant à l’assemblée de la relayer activement.

  2. Madjid

    16 mai 2012 à 10 h 29 min

    Il faut rendre hommage à ces militants qui ont expérimenté dans leur chair ce que « solidarité » veut dire; la question du sort du peuple palestinien dépossédé de sa terre par l’entreprise coloniale israëlienne soutenue à bout de bras par les états occidentaux (mais pas les peuples) est une question politique; les citoyens vénissians attendent du gouvernement, après l’ère Sarkozy, une position claire à l’image de la sensibilité majoritaire dans le pays…et évidemment de leur futur représentant à l’assemblée de la relayer activement.

  3. Madjid

    16 mai 2012 à 10 h 29 min

    Il faut rendre hommage à ces militants qui ont expérimenté dans leur chair ce que « solidarité » veut dire; la question du sort du peuple palestinien dépossédé de sa terre par l’entreprise coloniale israëlienne soutenue à bout de bras par les états occidentaux (mais pas les peuples) est une question politique; les citoyens vénissians attendent du gouvernement, après l’ère Sarkozy, une position claire à l’image de la sensibilité majoritaire dans le pays…et évidemment de leur futur représentant à l’assemblée de la relayer activement.

  4. Madjid

    16 mai 2012 à 10 h 29 min

    Il faut rendre hommage à ces militants qui ont expérimenté dans leur chair ce que « solidarité » veut dire; la question du sort du peuple palestinien dépossédé de sa terre par l’entreprise coloniale israëlienne soutenue à bout de bras par les états occidentaux (mais pas les peuples) est une question politique; les citoyens vénissians attendent du gouvernement, après l’ère Sarkozy, une position claire à l’image de la sensibilité majoritaire dans le pays…et évidemment de leur futur représentant à l’assemblée de la relayer activement.

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