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La Baraka : une maison pour se reconstruire

Gérée par Habitat et Humanisme, La Baraka vient de s’installer avenue d’Oschatz, au pied du Plateau. Une vingtaine de personnes venant de la rue ou de foyers d’hébergement d’urgence y sont accueillies.

Auparavant située à Saint-Fons, La Baraka vient de s’installer avenue d’Oschatz. Cette structure gérée par l’association Habitat et Humanisme propose 20 places à des personnes venant de la rue ou de foyers d’hébergement d’urgence. Dans deux ans et demi, elle intégrera un immeuble d’habitat collectif en cours de réhabilitation, rue Garibaldi à Lyon.
Oscar et ses deux petits garçons sont installés dans une chambre au premier étage. Ce jeune papa est originaire de la République démocratique du Congo. Depuis 2009, il est en galère avec ses deux enfants Patric (8 ans) et Cristopher (6 ans). Accueilli par Habitat et Humanisme, il tente de reprendre pied. À leurs côtés, vivent des hommes et des femmes isolés, des couples avec ou sans enfants. Tous viennent en majorité de la rue ou de foyers d’hébergement d’urgence. En rupture familiale et sociale, ils disposent de ressources très précaires. Ils ont été orientés par le 115 vers Habitat et Humanisme. Ils sont accompagnés dans la durée en attendant de trouver une solution adaptée à leur situation.
La structure est de taille humaine. À la salle à manger et à la cuisine communes, s’ajoute une partie privative composée de neuf chambres et de salles de bains. Ce lieu conduit les personnes à vivre collectivement tout en ayant des espaces d’intimité. Khaled, responsable du site, et son adjoint Jérôme, accompagnent les résidants dans leur réinsertion. Des bénévoles mettent également en place des animations, des sorties.
“Lorsqu’on nous a demandé de quitter Saint-Fons et de trouver un autre lieu, croyez-moi, cela n’a pas été facile, précisait Daniel Saillant, le président d’Habitat et Humanisme. Heureusement que la Ville de Vénissieux nous a accueillis dans ces deux maisons mises à disposition par le Grand Lyon. Nous sommes ici pour un temps déterminé puisque La Baraka devrait intégrer en 2014 un immeuble d’habitat collectif rue Garibaldi à Lyon.”
Olivier Brachet, vice-président du Grand Lyon chargé de la politique de l’habitat et du logement social, remerciait également la Ville de Vénissieux : “J’ai passé une bonne partie de ma vie à me battre pour ceux qui en avaient besoin (N.D.L.R. : il a été longtemps responsable de Forum Réfugiés) et je sais que ce n’est pas une sinécure d’implanter un centre d’hébergement d’urgence.” Michèle Picard, le maire, rappelait que le logement en France est devenu en deux décennies l’un des nouveaux et tristes marqueurs du déclassement social : “La Fondation Abbé Pierre estime à plus de dix millions le nombre de personnes touchées de près ou de loin par la crise du logement. Vénissieux affiche sa solidarité avec les familles modestes ou en difficulté à travers des choix politiques forts. Ce que nous défendons, c’est ni plus ni moins qu’une question de dignité, une dignité d’accès aux soins, aux connaissances, à la culture, aux activités physiques, sans discrimination territoriale, ni sociale. Nous avons donc répondu favorablement à la demande du Grand Lyon. (…) Nos préoccupations et nos actions se rejoignent, et même si votre présence vénissiane est temporaire, je souhaite aux familles et aux salariés la bienvenue et une parfaite intégration dans la ville.”

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